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Absurde?

Ça y est, la vie va peu à peu reprendre, sans pour autant que nous retrouvions la normalité de ce qu’était notre existence jusque là… Mais qu’est-ce que la normalité?

Je suis partagé par un petit côté désillusionné qui me dit que rien ne va vraiment changer. Que le monde repartira dans ses dérives pour une simple raison : L’Humain a oublié de penser la vie comme un chemin qui mène à la connaissance de soi, à l’Équilibre.

Et puis il y a la voix de l’éternel positif, qui me dit que, sans doute, plein de personnes auront profité de ce temps d’introspection pour se dire : et si demain nous faisions différemment? Je ne compte pas sur les politiques pour cela, mais sur chacun des petits actes qui feront que nous nous rapprocherons tous d’une existence plus en phase avec ce que nous sommes dans notre nature profonde, des âmes qui ne sont vouées qu’à une chose: l’élévation.

Je vous l’avoue sans honte, je n’ai pas hâte de reprendre le travail. Ce dernier n’est pour moi qu’un moyen de subvenir à mes besoins. Comme beaucoup de monde, j’imagine. Je prends tout de même plaisir dans ce travail et je me lève (parfois difficilement^^) le matin, avec la volonté de toujours donner le meilleur. Cela est dû à cette volonté sans faille que j’ai de toujours vouloir voir le positif. Je n’ai pas le choix que de travailler, mais je le fais avec le sourire.

Et cette réflexion me fait me demander ce qui nous pousse à faire ce que nous devons faire. Qu’est-ce qui nous motive vraiment? Est-ce l’argent? La reconnaissance? La position sociale?

Je n’ai jamais eu besoin d’un travail pour me sentir reconnu. Seul le regard des gens que j’aime m’importe, pas celui de la société. Ma position sociale n’est pas brillante, je suis cheminot et autant dire qu’aux yeux de beaucoup, je ne suis qu’un nanti privilégié qui ne fait pas grand-chose à part mettre en retard des trains. Alors reste l’argent… Eh bien oui, c’est l’argent qui me motive. Pas parce que je veux l’amasser et l’étaler devant tout le monde, mais parce qu’hélas, c’est un mal indispensable si je veux manger. C’est drôle, non? De devoir aller travailler pour recevoir un chiffre virtuel qui vous permet d’acheter ce qui avant était produit. On a ajouté cet intermédiaire inutile, qui ne fait que nous pourrir la vie et aujourd’hui, nous n’imaginerions même pas un monde sans.

Nous reprenons le travail, ou le continuons pour ceux qui ne se sont pas arrêtés, parce que nous sommes esclaves de l’économie et de l’argent. Esclaves d’un système qui a oublié l’essentiel pour nous couvrir de superflus. L’économie s’effondre lorsque nous n’achetons que ce qui nous est primordial…

Ce confinement a finalement été un thermomètre parfait de l’absurdité de notre système.

Je vous souhaite à tous de trouver l’Équilibre, et de vous défaire peu à peu des chaînes qui nous retiennent.

En-corps

« Je veux te toucher. Effleurer du bout des doigts ta peau. Embrasser de passion tes lèvres. Entourer de mes bras ton corps et te serrer, pour sentir ta vie contre moi. »

Je veux continuer de me dire que demain ne sera pas synonyme de défiance. Défiance de l’autre qui deviendrait l’ennemi de cette « guerre » que l’on nous demande de mener. Défiance face à eux qui nous soignent ou qui ont été malades. Je ne veux pas que notre avenir se cantonne à chasser ou à rejeter ceux qui pourraient être un risque. Je veux continuer à serrer vos mains, vous embrasser, partager des verres même si l’on ne sait plus qui a bu dans quoi. Je veux continuer à me dire que l’autre que j’aime est toujours le même, et ne pas le voir comme le porteur potentiel de mon malheur.

Je ne veux pas avoir peur de toi.

La peur de l’autre est à l’origine de toutes les pires atrocités. Les guerres de religion, les génocides, les conflits militaires, l’extinction de nos ancêtres les plus anciens… l’Histoire de l’humanité regorge d’exemples. Je refuse d’être le vecteur de cette peur. Je refuse de me laisser aller à cet instinct qui, si nous le laissions tous surgir, nous pousserait à un individualisme encore plus ténu qu’il ne l’est déjà.

Je veux continuer de sourire dans la rue à ceux qui me croisent. Parler de tout et de rien sans avoir à toujours revenir sur les actualités angoissantes dont on nous gave pour nous maintenir sous silence. Je veux continuer d’être libre de dire ce que j’ai envie de dire, faire ce que j’ai envie de faire, dans un monde qui ne soit pas sécuritaire, dans un monde dans lequel on n’étouffe pas.

Je n’ai pas peur. Car je me dis que quoi qu’il advienne, je serai libre. Que rien ni personne ne saura éteindre ce feu qui brûle en moi depuis toujours. 

Ce sont des prières que je fais de pouvoir continuer de courir, de toucher, d’embrasser, de faire l’amour, de partager, de m’esclaffer. J’ai envie, encore et en-corps, d’aimer, de vivre… tout simplement !

 

A.L.O.N.E

Regarde-toi… tu te lèves le matin et tu attrapes sans trop savoir pourquoi ton téléphone. Son écran s’allume et tes doigts tracent ton mot de passe alors que tu ne t’en souviens même pas consciemment. La lumière criarde t’agresse les yeux, mais peu importe. Il faut que tu saches. Il faut que tu voies.
Les dernières publications de ton fil d’actualité défilent sous tes yeux à moitié éveillés. Tu « likes » des images sans trop te soucier de ce qui est écrit, parfois juste pour t’assurer le suivi de certaines personnes influentes…
Tu regardes avec satisfaction le compteur de tes abonnés s’élargir, garantissant à ton égo la flatterie nécessaire pour te lever du bon pied.
Sans perdre plus de temps, tu sautes du lit et passes à la salle de bain te coiffer rapidement et t’assurer que ton visage ne présente pas trop de traces d’oreiller. Pour parfaire le tout, tu passes rapidement une crème légèrement teintée et te pinces les joues. Un trait de baume couleur peau pour rehausser la couleur naturelle de tes lèvres et tu te vois replonger dans ton lit. Tu ouvres ton application favorite, adaptes ta position pour donner l’impression que tu dors encore, et appuies sur le bouton qui lance l’enregistrement.

« Salut mes petits loups, j’espère que vous allez bien. Moi je me réveille à peine, alors vous excuserez ma tête, hein… (rires). Je voulais vous dire que j’ai vu ce matin que vous m’aviez fait passer un palier supplémentaire dans mon nombre d’abonnés et je suis trooooooop joie de voir que vous êtes si parfaits. Merci mes loulous et à tout à l’heure, parce que je vous réserve une surprise dans la journée! Restez connectés. Kisouuuuus ».

Tu te redresses et valides la vidéo qui se publie presque instantanément. Tu regardes ton oreiller et tu vois la trace plus foncée de ton fond de teint dessus. Prise de panique, tu repasses ta vidéo pour vérifier que rien ne se voit dessus. Par chance, il fait trop sombre pour que cela se remarque. Tu souris. Un premier commentaire tombe.
« Tu es tellement belle, même au réveil. Merci à toi pour ce que tu fais. »

Tu es tellement touchée par cette réaction que tu lui réponds directement. Tu te dépêches, car tu es en retard. Tu as rendez-vous pour un shooting photo avec un ami photographe. Tu comptes faire évoluer ton feed et prépares des photos d’Urbex afin de surfer sur la vague tendance du moment. Avant de partir, tu fais tout de même le point sur l’état de la monétisation de tes dernières vidéos. La vie d’influenceur…
Tu te prépares donc et rejoins Franck à l’entrée d’une ruelle, devant un grand bâtiment à l’abandon. L’une des stars de ton réseau favori a déjà posté une photo de ce bâtiment et tu veux profiter de l’engouement pour faire une story du début du shooting, ça fera parler un peu ton public. Tu rentres dans la ruine de béton et de métal rouillé. L’excitation est à son comble, c’est juste un décor parfait pour des posts qui crèveront les plafonds de « j’aime » et de « follows ». Tu prends les positions les plus improbables pour mettre en valeur ton corps, car ton image, c’est ce qui crée l’interaction. Il faut attirer le regard, donner un peu de soi pour satisfaire la curiosité et la soif indiscrète de ton public. Tu changes de tenues et d’accessoires pour donner de la visibilité à tes sponsors. C’est ainsi que tu gagnes ta vie. Tu vends ton image pour faire vendre du rêve et des produits que d’autres ont conçus, que d’autres encore ont fabriqués.
Soudain, tu entends le silence lourd qui règne autour de toi. Tu n’y es pas habituée. Même les bruits de la ville sont étouffés par l’atmosphère fantomatique des lieux. Mal à l’aise, tu attrapes ton téléphone pour regarder tes réseaux, et peut-être mettre un peu de musique pour remplir ce vide gênant. Les cliquetis de l’appareil photo continuent.
« Avec ton téléphone c’est bien oui! » te précise Franck.
Tu te rends compte que tu n’as pas de réseau. Pris de panique, tu parcours les lieux en cherchant le moindre sursaut de lien vers la civilisation… rien…
Tu regardes Franck, qui pense que tu fais des poses volontaires et qui s’amuse à te voir dans des positions plus improbables les unes que les autres. Le silence n’en finit plus… tu es perdu…

Entends le sifflement continu des machines qui soufflent. Ô que souffre mon âme de ces ventilations incessantes, de ce capharnaüm de vibrations qui rappellent que les uns et les zéro ont un coeur palpitant qui tend à battre au même rythme que le nôtre.
Sens les vapeurs de métal et de gaz qui envahissent l’air, qui étouffent nos âmes et éteignent les couleurs du monde. Quand les géants de ciment et de verre poussent là où régnaient les verts et oranges d’automne, que penser de nous?
De nous qui laissons trainer nos immondices sur les bords des serpents de goudrons, sans nous soucier ni de demain, ni des prochains.
De nous qui nous nourrissons des lumières des écrans plutôt que de celles des cieux.
De nous qui nous prenons pour des dieux sans comprendre que les dieux sont en quête d’Équilibre alors que nous n’effleurons qu’à peine la notion que cela représente.
Entends le brouhaha constant dans lequel tu vis… ton coeur à oublier le silence et le goût de juste Être. Sois, et vis, sans quoi demain n’a pas de dessin.

Ce texte est soumis aux droits d’auteur

L’Équilibre

Bonjour à tous, j’espère que vous vous portez bien ! J’avais envie, aujourd’hui, de vous partager ma pensée du moment. Une réflexion que je me suis faite ces dernières semaines, en revoyant quelques films, et en faisant un point sur ma vie…

La littérature et le cinéma, et tout particulièrement les récits fantastiques et fantasy, ont cet attrait commun que derrière un décor plaisant et fantasmagorique, ils transmettent un message, une idée.

J’ai revu il y a peu des films comme Dracula, de Francis Ford Coppola, qui a pour message principal que l’amour est intemporel. Ou encore Matrix, qui nous pousse à réfléchir sur la réalité et donc, sur ce qui mérite, ou non, d’être vécu. Il est d’ailleurs très amusant de voir qu’une industrie aussi prolifique et intégrée à la société de consommation comme le cinéma, transmette ce message de « recentrage » sur l’essentiel.

L’intelligence de l’anticipation.

Plus le temps passe, et plus je suis émerveillé par l’intelligence des auteurs de science fiction qui, des années plus tôt, nous prévenaient déjà des dérives de notre société, des dangers de l’hyper-connectivité… entre autres choses. Regardez La nuit des Temps, de Barjavel, qui évoque une société ancienne, ayant trouvé le secret de l’énergie universelle, qui permet que « ce qui n’existe pas, existe » (Équation de Zoran). En pleine guerre froide, alors que les prémisses de mai 68 grondent, Barjavel a déjà décrit les conséquences inévitables de la politique des années 60, et précédentes… Lorsque j’ai relu ce livre cet été, j’ai été marqué par la résonance que pouvait avoir cette histoire aujourd’hui. Alors les auteurs sont ils des visionnaires ? Peut être… ou le monde ne change-t-il finalement jamais ? C’est sans doute aussi vrai !

S’il y a une chose, dans chacune de mes histoires, qui a une place centrale, et qui est le fil rouge de toute mon œuvre, c’est la recherche de l’Équilibre. Mais quel Équilibre ? Et surtout, y a-t-il un secret pour le trouver ?

L’Équilibre que je défends personnellement

C’est la découverte et l’acceptation de soi, pour commencer. Parce que lorsque l’on regarde un peu tous ces héros que l’on nous décrit dans les films ou les romans, il s’agit souvent de personnages dont la destinée fabuleuse, vise à servir un but plus grand qu’eux même. Un but universel. Et ce, en partant en quête d’un sens à la vie.
Mais notre existence a-t-elle besoin d’un sens ? Le sens de l’existence n’est il pas juste de vivre notre vie dans l’instant présent, d’être tout simplement ? De profiter de chaque seconde pour se trouver soi-même et par extension, permettre à ceux que l’on aime de s’épanouir ?

Je réfléchis beaucoup à ce sujet, et j’essaye de distiller le fruit de mes réflexions, ou du moins mes questionnements, à travers mes histoires. Hautement philosophique, me direz-vous… mais j’ai cette intime conviction que réfléchir à ces idées, fait partie de cette quête d’Équilibre.

Tout comme la recherche d’une hygiène de vie, par exemple.

Je fais sourire quelques personnes en racontant qu’en deux ans, j’ai perdu 10kg. Alors, pour tout dire, je n’avais pas de problème de surpoids et c’est sans doute ce qui les fait sourire, mais j’ai changé mon alimentation, en réaction à l’écoute que j’ai faite de mon propre corps. Eh bien oui, certaines choses me faisaient mal à l’estomac, je les ai supprimées. Ça n’est qu’un exemple, mais ce détail a son importance. Pourquoi continuer à agir dans un sens qui ne nous fait pas du bien ? Pourquoi ne pas réfléchir et trouver une solution, pour améliorer notre quotidien ? Je n’ai donc fait aucun régime, j’ai continué mon activité physique (je balade mes chiennes en montagne à peu près tous les deux jours), supprimé quelques éléments de mon alimentation, et suivi les conseils de J.B Rives sur le jeûne intermittent (le principe est de laisser son système digestif au repos un certain temps dans la journée). Mon objectif n’était pas de perdre du poids (c’est un bonus que je prends sans me plaindre ^^), mais bien de trouver un Équilibre alimentaire, pour que mon corps se sente bien. Car comme je l’ai dit plus haut, je pense que Vivre, c’est profiter de l’instant présent. Et pour en profiter, encore faut-il être en forme pour !

Petite incursion dans ma vie privée.

Ma femme n’a pas d’emploi. C’est un choix que nous avons fait ensemble, suite aux nombreux changements professionnels que j’ai eu, qui firent que nous ne faisions que nous croiser, à une époque. Nos réflexions nous ont amenés à nous dire, que notre but de vie n’était pas de gagner de l’argent à tout prix, si cela était au dépend de notre amour et de notre vie tout court. Beaucoup ne comprennent pas cette décision. La société voudrait que chacun ait un emploi, pour être utile. Mais être utile à quoi ? A qui ? A un patron qui fait fructifier son entreprise contre un modeste salaire ? Bien sûr, je travaille pour payer les factures… mais ma femme ne travaille-t-elle pas ? Pensez-vous vraiment qu’elle passe ses journées à se tourner les pouces ? Non ! Elle se charge de notre vie quotidienne. elle développe notre Équilibre de couple. Je dis souvent que je ne fais rien à la maison. Et c’est en partie vrai. Lorsque nous nous retrouvons tous les deux, nous vivons. Nous partageons nos passions, nos envies, nos projets. Je ne dis pas que c’est le secret de l’Équilibre, mais c’est le secret de NOTRE Équilibre. A chacun de trouver le sien.

L’important, à mon sens, est de se demander : « qu’est-ce que l’essentiel, pour moi ? »

Merci d’avoir lu ce voyage au centre de mon cerveau…

Je vous ai un peu raconté ma vie et mon état d’esprit, mais j’avais envie de partager cette petite pensée du jour avec vous.

Je vous souhaite à tous, une merveilleuse journée,

Bien à vous,

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