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Jolly Roger: Mes personnages

Les personnages d’un roman sont essentiels. En tant qu’auteur(e)s, nous vivons avec eux pendant de longs mois, voir des années. Ils sont des fragments de nous-même et de ceux qui nous inspirent, tout cela savamment mélangé pour créer de véritables personnes complexes, pleines de la vie qu’on leur insuffle.

Je me suis dit que ça serait une bonne idée de vous présenter quatre personnages centraux de Jolly Roger, accompagnés de photos d’actrices et d’acteurs qui m’ont inspiré.

Vous pouvez retrouver Jolly Roger dans ma boutique, en version numérique ou en papier. La version brochée étant illustrée par Emmanuelle Delouhans est disponible en préachat. Il vous sera envoyé dès le 8 juin, date de sortie officielle.

Philippe D’Harcourt:

Philippe est le personnage principal de cette aventure historique. Fils bâtard d’un noble français, il a servi dans l’armée du Roi-Soleil et souhaite s’éloigner de l’Europe qui s’embrase une nouvelle fois. Pour fuir une guerre, il s’engage dans une autre: la guerre de courses aux Antilles. Son but? Atteindre cette terre paradisiaque et vivre sa vie, libre, enfin…

Philippe est un homme un peu mystérieux, sur  la réserve. Les dégâts de la guerre sur son corps et son âme en font un homme sensible, mais dont la force de caractère et la volonté sont sans faille.

J’ai aimé écrire ce personnage, car il a ce quelque chose de doux et de sauvage, ce côté torturé qui en fait quelqu’un très porté sur la réflexion et l’introspection.

Cette photo d’Hugh Jackman plus jeune correspond à l’image que je m’en fais. A quelques détails que vous pourrez découvrir dans le roman…

« Je veux être libre d’être. Je veux pouvoir
choisir mon destin sans avoir à rentrer dans les cases que d’autres ont préparées
pour moi, fussent-elles confortables et dorées. »

Philippe D’Harcourt

Athénaïs de Courbon:

Cette jeune femme pleine de fougue fuit son propre père. Elle a fait la rencontre de Philippe qui la prend sous son aile pour l’aider dans son retour aux origines. Son physique ne laisse pas deviner que sa mère était une indigène, et pourtant, Athénaïs veut retourner aux Antilles, terre de ses ancêtres.

Elle est jeune, elle est belle, elle refuse qu’on l’enchaîne à un quelconque patriarcat et veut vivre sa vie comme elle l’entend. Pour réussir sa quête, elle n’hésite pas à se déguiser en homme et à accomplir ses tâches à bord du navire, afin de ne pas être inquiétée.

Barbara Palvin pourrait incarner ce personnage qui veut croquer la vie à pleines dents.

« Et me retrouver enfermée dans le carré des officiers ?
Tu trouves ça moins risqué ? Non, je serai ton serviteur, et simple
matelot, je veux apprendre à naviguer auprès des vieux loups de
mer que tu recruteras. Trouve-moi un bon maître, avec de
l’expérience. »

Athénaïs de Courbon

Emmanuel Wynne:

Une légende dans le monde de la piraterie. Le premier a hisser le fameux pavillon noir, d’après les sources historiques. C’est de ce personnage que tout est parti. J’avais écrit la nouvelle Jolly Roger, dans les Annales du monde oublié, et j’en ai fait la version réaliste d’un capitaine crochet que l’on aurait diabolisé, juste parce qu’il était pirate.

Emmanuel Wynne est secret, charismatique. Il ne semble douter de rien et tente d’emporter avec lui toutes les âmes perdues qui veulent étancher leur soif de liberté, dans une vision d’un nouveau modèle.

Christian Bale, sur cette photo, incarne parfaitement cette aura que j’imagine pour Emmanuel.

« Nous avons rameuté des fidèles assoiffés de la vraie liberté. Nous
devons maintenant les organiser pour atteindre notre but : changer
la face du monde et construire un nouveau modèle. Et j’ai besoin
de vous pour y parvenir ! »

Emmanuel Wynne

Artémis:

Une femme ténébreuse, sensuelle et mystérieuse. Elle tient d’une main de fer une maison close à Basse-Terre, et c’est dans cette maison qu’elle fait la rencontre de Philippe. De cette rencontre dépendra bien des choses qui scelleront leur avenir commun.

Malgré la cicatrice qui barre son visage, personne ne remet en question sa beauté. Ses yeux noirs envoûtent tous ceux qui croisent son regard. Aussi secrète que la mer elle-même, cette femme fatale va bouleverser l’existence de Philippe.

J’ai découvert Lisa Bonet dans Angel Heart (1987) il y a quelques semaines, et sa prestation m’a fait terriblement penser à elle pour faire vivre mon Artémis.

« Je suis celle que je suis. Avec une histoire,
avec des pensées, avec des désirs. Pourquoi ne pas l’assumer ? »

Artémis

Une aventure

Une recherche de soi

Une révolte…

Êtes-vous prêts pour hisser le Pavillon noir?

Pourquoi j’ai écris Jolly Roger ?

Jolly Roger (à prononcer à l’anglaise, il ne s’agit pas d’un coquet Roger)… mon dernier roman dont la version numérique vient tout juste de sortir, traite de liberté et de recherche de soi.

Je voulais vous parler des raisons qui m’ont poussé à écrire, en particulièrement cette histoire, et pourquoi les sujets que j’y aborde sont tant d’actualité ?

Une soif inextinguible :

La Liberté. C’est sans doute le sujet central de toute mon œuvre. Une liberté qui mène à l’Équilibre. Je me suis longtemps demandé d’où me venait cette rage d’être libre… j’ai eu une enfance heureuse et je n’ai vécu aucun traumatisme (du moins que je garde en mémoire). Mais je me souviens de moments où je me suis senti floué, pas respecté. Lorsque j’étais enfant, je rêvais de pouvoir avoir le droit d’exprimer mes avis, et surtout d’avoir la capacité de les exprimer de façon à être pris au sérieux. Sans doute cette volonté m’a-t-elle tenue et me tient encore aujourd’hui. Ce besoin de me savoir libre de dire et de faire ce que veux. Les restrictions qui viennent avec l’enfance sont terminées, place à une soif toute adulte !

Les pirates :

J’ai toujours été fasciné par les aventures mettant en scène des pirates. Mais un détail me chiffonnait toujours : quel intérêt de ne vivre que pour amasser de l’or que l’on ne pourra, de toute manière, pas dépenser puisque l’on est des hors-la-loi ? Je me suis alors demandé quelle volonté pouvait pousser ces hommes et ces femmes à vivre en marge de la société des XVIIèmes et XVIIIèmes siècles. Et j’ai imaginé, après plusieurs recherches historiques, une piraterie qui se rapprocherait plus d’une révolution libertaire que l’Histoire aurait passée sous silence, qu’un simple groupe de pillards.

Un attachement profond à la démocratie :

Voilà un sujet qui mérite que l’on s’y penche. Car les accrocs au pouvoir du peuple sont nombreux… vous comprenez pourquoi je dis qu’il s’agit d’une histoire qui traite de l’actualité ? Je suis très surpris des commentaires que je vois parfois, sur l’utilité du vote ou sur le scandale que le maintien d’élections peut être un sujet négatif. Et même si je comprends les arguments qui accompagnent ces commentaires, je ne peux m’empêcher de me dire que ça n’est pas en démissionnant que l’on règle les problèmes. Que c’est même sans doute en en faisant plus que l’on peut participer, à notre mesure, à l’amélioration des choses et au fait que nous soyons maîtres de nos destins. Je ne parle pas de politique. Pas comme on l’entend. Je parle d’être acteur de notre vie, de la vie collective, et d’être porteur d’une vision qui, elle le doit, contribue à nos libertés.

La peur de l’autre :

Une amie chère m’a dit il y a quelques jours « je commence à avoir peur de mes congénères ». La peur de l’autre est la base fondamentale de tous les conflits, j’en parlais dans mon précédent article. La peur de la différence en particulier. Guerres de religion, guerres d’idéologies, toutes ont été motivées par la crainte que l’on a de ce que l’autre est différent, et de ce que cela implique dans l’équilibre d’une société. Je voulais parler de cette peur, et je me dis que ce sujet prend encore plus d’ampleur aujourd’hui, lorsque ce sentiment s’étend, au-delà de l’idée, à notre santé. Ne tombons pas, malgré les risques, dans la peur et la stigmatisation. Ne soyons pas les acteurs d’une nouvelle « guerre » où, pour le coup, tout le monde devient l’ennemi.

Une aventure :

Parce que les sujets de fonds sont une chose, mais qu’on lit aussi pour se détendre, j’ai voulu faire de ce livre une vraie aventure. Un parcours de vie qui nous montre les aléas de l’existence de ce personnage qui se bat pour faire de sa vie ce qu’il entend.

 

Voilà…

J’espère que ces quelques mots auront piqué votre curiosité pour lire Jolly Roger, et mes autres écrits bien sûr 😉 si vous avez des questions, des commentaires, n’hésitez pas.

Si l’aventure vous tente, vous pouvez trouver la version numérique de Jolly Roger ICI.

Dans l’ebook, un code promo vous attend, à utiliser dans ma boutique sur la version papier, illustrée par Emmanuelle Delouhans, de ce même roman (lorsque je pourrai reprendre l’édition papier : fin de confinement).

 

A.L.O.N.E

Regarde-toi… tu te lèves le matin et tu attrapes sans trop savoir pourquoi ton téléphone. Son écran s’allume et tes doigts tracent ton mot de passe alors que tu ne t’en souviens même pas consciemment. La lumière criarde t’agresse les yeux, mais peu importe. Il faut que tu saches. Il faut que tu voies.
Les dernières publications de ton fil d’actualité défilent sous tes yeux à moitié éveillés. Tu « likes » des images sans trop te soucier de ce qui est écrit, parfois juste pour t’assurer le suivi de certaines personnes influentes…
Tu regardes avec satisfaction le compteur de tes abonnés s’élargir, garantissant à ton égo la flatterie nécessaire pour te lever du bon pied.
Sans perdre plus de temps, tu sautes du lit et passes à la salle de bain te coiffer rapidement et t’assurer que ton visage ne présente pas trop de traces d’oreiller. Pour parfaire le tout, tu passes rapidement une crème légèrement teintée et te pinces les joues. Un trait de baume couleur peau pour rehausser la couleur naturelle de tes lèvres et tu te vois replonger dans ton lit. Tu ouvres ton application favorite, adaptes ta position pour donner l’impression que tu dors encore, et appuies sur le bouton qui lance l’enregistrement.

« Salut mes petits loups, j’espère que vous allez bien. Moi je me réveille à peine, alors vous excuserez ma tête, hein… (rires). Je voulais vous dire que j’ai vu ce matin que vous m’aviez fait passer un palier supplémentaire dans mon nombre d’abonnés et je suis trooooooop joie de voir que vous êtes si parfaits. Merci mes loulous et à tout à l’heure, parce que je vous réserve une surprise dans la journée! Restez connectés. Kisouuuuus ».

Tu te redresses et valides la vidéo qui se publie presque instantanément. Tu regardes ton oreiller et tu vois la trace plus foncée de ton fond de teint dessus. Prise de panique, tu repasses ta vidéo pour vérifier que rien ne se voit dessus. Par chance, il fait trop sombre pour que cela se remarque. Tu souris. Un premier commentaire tombe.
« Tu es tellement belle, même au réveil. Merci à toi pour ce que tu fais. »

Tu es tellement touchée par cette réaction que tu lui réponds directement. Tu te dépêches, car tu es en retard. Tu as rendez-vous pour un shooting photo avec un ami photographe. Tu comptes faire évoluer ton feed et prépares des photos d’Urbex afin de surfer sur la vague tendance du moment. Avant de partir, tu fais tout de même le point sur l’état de la monétisation de tes dernières vidéos. La vie d’influenceur…
Tu te prépares donc et rejoins Franck à l’entrée d’une ruelle, devant un grand bâtiment à l’abandon. L’une des stars de ton réseau favori a déjà posté une photo de ce bâtiment et tu veux profiter de l’engouement pour faire une story du début du shooting, ça fera parler un peu ton public. Tu rentres dans la ruine de béton et de métal rouillé. L’excitation est à son comble, c’est juste un décor parfait pour des posts qui crèveront les plafonds de « j’aime » et de « follows ». Tu prends les positions les plus improbables pour mettre en valeur ton corps, car ton image, c’est ce qui crée l’interaction. Il faut attirer le regard, donner un peu de soi pour satisfaire la curiosité et la soif indiscrète de ton public. Tu changes de tenues et d’accessoires pour donner de la visibilité à tes sponsors. C’est ainsi que tu gagnes ta vie. Tu vends ton image pour faire vendre du rêve et des produits que d’autres ont conçus, que d’autres encore ont fabriqués.
Soudain, tu entends le silence lourd qui règne autour de toi. Tu n’y es pas habituée. Même les bruits de la ville sont étouffés par l’atmosphère fantomatique des lieux. Mal à l’aise, tu attrapes ton téléphone pour regarder tes réseaux, et peut-être mettre un peu de musique pour remplir ce vide gênant. Les cliquetis de l’appareil photo continuent.
« Avec ton téléphone c’est bien oui! » te précise Franck.
Tu te rends compte que tu n’as pas de réseau. Pris de panique, tu parcours les lieux en cherchant le moindre sursaut de lien vers la civilisation… rien…
Tu regardes Franck, qui pense que tu fais des poses volontaires et qui s’amuse à te voir dans des positions plus improbables les unes que les autres. Le silence n’en finit plus… tu es perdu…

Entends le sifflement continu des machines qui soufflent. Ô que souffre mon âme de ces ventilations incessantes, de ce capharnaüm de vibrations qui rappellent que les uns et les zéro ont un coeur palpitant qui tend à battre au même rythme que le nôtre.
Sens les vapeurs de métal et de gaz qui envahissent l’air, qui étouffent nos âmes et éteignent les couleurs du monde. Quand les géants de ciment et de verre poussent là où régnaient les verts et oranges d’automne, que penser de nous?
De nous qui laissons trainer nos immondices sur les bords des serpents de goudrons, sans nous soucier ni de demain, ni des prochains.
De nous qui nous nourrissons des lumières des écrans plutôt que de celles des cieux.
De nous qui nous prenons pour des dieux sans comprendre que les dieux sont en quête d’Équilibre alors que nous n’effleurons qu’à peine la notion que cela représente.
Entends le brouhaha constant dans lequel tu vis… ton coeur à oublier le silence et le goût de juste Être. Sois, et vis, sans quoi demain n’a pas de dessin.

Ce texte est soumis aux droits d’auteur

Les feuilles d’automne

Quelle originalité… et non, je ne parlerai pas de la saison des feuilles tombantes et des colchiques qui fleurissent, mais de mes projets en cours et à venir.

Parce que cette année fut calme pour moi en matière de publications littéraires, je voulais vous expliquer le pourquoi, le comment et le quand.

J’ai sorti cette année Annales du monde oublié, un recueil de nouvelles illustré (avec talent par ma merveilleuse épouse : Emmanuelle Delouhans). Et ce fut la seule de l’année, alors que j’avais prévu de terminer et de vous dévoiler les trois derniers tomes de ma série : Les Affres!

« Mais pourquoi ce choix terrible, cette attente interminable et cette torture insoutenable? », me direz-vous. Parce que j’ai pris la décision de quitter le service d’aide à l’édition BoD pour transférer toutes mes oeuvres sur Amazon. Je salue le travail de cette équipe formidable qui travaille pour BoD, et mon choix n’est pas dû à une déception par rapport à eux, mais à des raisons purement financières. Le coût de la publication Amazon est infime et me permet de garder la totalité de mes droits, sans contrat me liant à qui que ce soit.

Donc voilà j’ai mis en pause mes publications, sans pour autant mettre de côté l’écriture, puisque cette année 2019 m’aura permis de terminer la rédaction de mon roman historique traitant de la piraterie et des tomes 4 et 5 des Affres. Le tome 6, le dernier de cette série, en étant déjà à la moitié.

À quoi vous attendre pour mes prochaines sorties alors?

Premièrement, une nouvelle qui intègrera le recueil des Plumes indépendantes qui sortira en novembre. Ensuite, mon roman pirate vous sera présenté début 2020. Je prépare un joli livre avec le concours d’Emmanuelle qui vous dévoilera quelques illustrations inédites qui y seront intégrées. Puis, ressortira l’intégralité des tomes des Affres. Oui oui, vous avez bien lu, vous pourrez trouver les trois tomes manquants à cette saga dystopico fantastique dans l’année qui vient 🙂 pour terminer l’année par la réédition en trois tomes d’Éden, comme elle devait se faire à l’origine, et ce avec de toutes nouvelles couvertures.

Pour ce qui est des projets inédits. Je suis en train de travailler un roman sur la jeunesse du personnage principal d’Éden. Je suis super content de retourner dans ce monde complètement imaginaire, mais cela demande beaucoup de travail pour que ce soit accessible à un public jeune (j’ai tendance à écrire pour adultes, mais ce projet est dédié à mon filleul qui rentre juste en adolescence…)… affaire à suivre.
Puis il y a également la suite d’Indomptables qui prend forme doucement. Le second volet verra Kate devenir narratrice de son histoire. Vous retrouverez David et Ève, mais vous pourrez aussi en découvrir bien plus sur le passé de la belle peintre brune. 😉

Voilà voilà pour ce qui est de mes projets. J’ai hâte de vous présenter tout ça au fur et à mesure! En tout cas, merci à ceux qui suivent tout ça et qui me font l’honneur d’être curieux de ce que j’ai à dire et à rêver!

Beau dimanche 😉