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Jolly Roger: Mes personnages

Les personnages d’un roman sont essentiels. En tant qu’auteur(e)s, nous vivons avec eux pendant de longs mois, voir des années. Ils sont des fragments de nous-même et de ceux qui nous inspirent, tout cela savamment mélangé pour créer de véritables personnes complexes, pleines de la vie qu’on leur insuffle.

Je me suis dit que ça serait une bonne idée de vous présenter quatre personnages centraux de Jolly Roger, accompagnés de photos d’actrices et d’acteurs qui m’ont inspiré.

Vous pouvez retrouver Jolly Roger dans ma boutique, en version numérique ou en papier. La version brochée étant illustrée par Emmanuelle Delouhans est disponible en préachat. Il vous sera envoyé dès le 8 juin, date de sortie officielle.

Philippe D’Harcourt:

Philippe est le personnage principal de cette aventure historique. Fils bâtard d’un noble français, il a servi dans l’armée du Roi-Soleil et souhaite s’éloigner de l’Europe qui s’embrase une nouvelle fois. Pour fuir une guerre, il s’engage dans une autre: la guerre de courses aux Antilles. Son but? Atteindre cette terre paradisiaque et vivre sa vie, libre, enfin…

Philippe est un homme un peu mystérieux, sur  la réserve. Les dégâts de la guerre sur son corps et son âme en font un homme sensible, mais dont la force de caractère et la volonté sont sans faille.

J’ai aimé écrire ce personnage, car il a ce quelque chose de doux et de sauvage, ce côté torturé qui en fait quelqu’un très porté sur la réflexion et l’introspection.

Cette photo d’Hugh Jackman plus jeune correspond à l’image que je m’en fais. A quelques détails que vous pourrez découvrir dans le roman…

« Je veux être libre d’être. Je veux pouvoir
choisir mon destin sans avoir à rentrer dans les cases que d’autres ont préparées
pour moi, fussent-elles confortables et dorées. »

Philippe D’Harcourt

Athénaïs de Courbon:

Cette jeune femme pleine de fougue fuit son propre père. Elle a fait la rencontre de Philippe qui la prend sous son aile pour l’aider dans son retour aux origines. Son physique ne laisse pas deviner que sa mère était une indigène, et pourtant, Athénaïs veut retourner aux Antilles, terre de ses ancêtres.

Elle est jeune, elle est belle, elle refuse qu’on l’enchaîne à un quelconque patriarcat et veut vivre sa vie comme elle l’entend. Pour réussir sa quête, elle n’hésite pas à se déguiser en homme et à accomplir ses tâches à bord du navire, afin de ne pas être inquiétée.

Barbara Palvin pourrait incarner ce personnage qui veut croquer la vie à pleines dents.

« Et me retrouver enfermée dans le carré des officiers ?
Tu trouves ça moins risqué ? Non, je serai ton serviteur, et simple
matelot, je veux apprendre à naviguer auprès des vieux loups de
mer que tu recruteras. Trouve-moi un bon maître, avec de
l’expérience. »

Athénaïs de Courbon

Emmanuel Wynne:

Une légende dans le monde de la piraterie. Le premier a hisser le fameux pavillon noir, d’après les sources historiques. C’est de ce personnage que tout est parti. J’avais écrit la nouvelle Jolly Roger, dans les Annales du monde oublié, et j’en ai fait la version réaliste d’un capitaine crochet que l’on aurait diabolisé, juste parce qu’il était pirate.

Emmanuel Wynne est secret, charismatique. Il ne semble douter de rien et tente d’emporter avec lui toutes les âmes perdues qui veulent étancher leur soif de liberté, dans une vision d’un nouveau modèle.

Christian Bale, sur cette photo, incarne parfaitement cette aura que j’imagine pour Emmanuel.

« Nous avons rameuté des fidèles assoiffés de la vraie liberté. Nous
devons maintenant les organiser pour atteindre notre but : changer
la face du monde et construire un nouveau modèle. Et j’ai besoin
de vous pour y parvenir ! »

Emmanuel Wynne

Artémis:

Une femme ténébreuse, sensuelle et mystérieuse. Elle tient d’une main de fer une maison close à Basse-Terre, et c’est dans cette maison qu’elle fait la rencontre de Philippe. De cette rencontre dépendra bien des choses qui scelleront leur avenir commun.

Malgré la cicatrice qui barre son visage, personne ne remet en question sa beauté. Ses yeux noirs envoûtent tous ceux qui croisent son regard. Aussi secrète que la mer elle-même, cette femme fatale va bouleverser l’existence de Philippe.

J’ai découvert Lisa Bonet dans Angel Heart (1987) il y a quelques semaines, et sa prestation m’a fait terriblement penser à elle pour faire vivre mon Artémis.

« Je suis celle que je suis. Avec une histoire,
avec des pensées, avec des désirs. Pourquoi ne pas l’assumer ? »

Artémis

Une aventure

Une recherche de soi

Une révolte…

Êtes-vous prêts pour hisser le Pavillon noir?

Pouvons-nous encore?

« Femmes, je vous aime. Peut-on encore seulement dire cela? J’ai l’impression qu’aujourd’hui, le féminisme a tué l’amour des femmes et la galanterie. Oh ne vous méprenez pas, j’ai pour le sexisme et les maltraitances faites aux femmes le plus grand dégoût, mais j’ai peur qu’à mesure que le temps passe, l’on apparente certains actes de bonté et de tendresse, à du sexisme ordinaire. Je veux pouvoir tenir la porte à une dame, lui sourire, la saluer et même, pourquoi pas, pouvoir lui dire qu’elle est belle, sans sous entendu, juste par sincérité, comme on le dirait d’une étoile que l’on trouverait plus brillante qu’une autre. Je veux pouvoir avoir le droit d’aimer les corps que j’aime, sans me faire taxer d’être le produit d’une société qui me dit ce qui est beau ou ce qui ne l’est pas. Je veux pouvoir être libre, sans que la liberté des unes devienne une prison pour moi. J’ai peur qu’une branche du féminisme dérive vers une bien-pensance rétrograde inversée.
Cela n’empêche que je soutiens le combat qui est celui des femmes, de lutter pour l’égalité de nos droits qui, aujourd’hui, ne devraient même pas faire l’objet d’un tel scandale tant il devrait être naturel d’avoir acquis cette évidence. Je veux juste être libre d’aimer les femmes, sans intention, sans idée, juste aimer… inconditionnellement. »

Cette réflexion sur l’évolution des pensées autour du sujet du féminisme m’est venue il y a longtemps et j’avais laissé de côté ce petit texte par crainte de ce que certains pourraient dire de ma façon de penser. Mais qui aurait bien le droit de définir à ma place ce que je peux penser ou exprimer?

Cela me rappelle une autre chose qui m’a heurté il y a quelques semaines. J’ai pris conscience que nous sommes devenus de plus en plus prudes. Derrière des discours de liberté et d’ouverture, l’on censure petit à petit des choses qui, il y a quelques années, étaient monnaie courante. J’ai été marqué par cela lorsque j’ai comparé une série que je regardais il y a quelques semaines, avec des films des années 80-90 que j’ai eu le plaisir de revisionner pendant ce confinement. La première évoquait le désir et l’érotisme dans le regard des acteurs et la ligne narrative, mais dès que la caméra descendait sur un fragment d’épaule nue, celle-ci se détournait dans un fondu au noir comme s’il s’était s’agit d’une scène pouvant heurter la morale. Le second débutait sur une femme sous emprise de drogue qui se dévoilait seins nus, et les jurons de l’inspecteur, la cigarette au bec, résonnant dans la pièce lorsqu’il arrive sur la scène de crime.

Je ne dis pas qu’il faut faire l’apologie de la vulgarité ni que la nudité doit être utilisée à tout va, mais je pense que cette évolution est symptomatique d’un malaise de la société envers le corps, et envers tout ce qui peut être clivant en général.
Une cigarette choque alors que Gainsbourg enchaînait les Gauloises sur les plateaux de télé. Une épaule nue choque alors qu’il n’y a pas plus naturel que les corps.
Je pense que le cinéma est justement là pour sublimer les différences, les unicités, pour choquer parfois aussi, car les évolutions de conscience passent aussi par là.
Le rôle de l’art est d’aider à ouvrir les yeux. Et j’ai peur qu’à force de lisser ce que l’on voit, l’on oublie le trésor de la diversité, le rôle de transgression des arts.

L’artiste doit pouvoir tout dire, tout faire. C’est sa place. Et de cette liberté dépend une grande part de la liberté d’expression de tous.
C’est ensuite la responsabilité individuelle qui opère. Notre libre arbitre nous permet de décider si l’on veut avoir accès à telle ou telle oeuvre.
Ce sujet revient au même problème rencontré sur d’autres thèmes : l’on préfère, dans notre société occidentale bien pensante, interdire ou fustiger plutôt que d’éduquer et de laisser le public décider pour lui même (et pas pour les autres) de ce qu’il veut voir, lire, écouter.
Alors s’il vous arrive de lire un livre qui vous dérange, refermez-le, mais ne traînez pas son auteur en place de grève. Si un film vous choque, éteignez la télévision, mais ne provoquez pas d’ire générale contre son réalisateur. Si une musique vous agresse les oreilles, baissez le volume, mais le taxez pas l’artiste de tous les maux de la terre.

Respectez l’art.
Respectez les artistes.
Respectez la liberté, tout simplement.

Absurde?

Ça y est, la vie va peu à peu reprendre, sans pour autant que nous retrouvions la normalité de ce qu’était notre existence jusque là… Mais qu’est-ce que la normalité?

Je suis partagé par un petit côté désillusionné qui me dit que rien ne va vraiment changer. Que le monde repartira dans ses dérives pour une simple raison : L’Humain a oublié de penser la vie comme un chemin qui mène à la connaissance de soi, à l’Équilibre.

Et puis il y a la voix de l’éternel positif, qui me dit que, sans doute, plein de personnes auront profité de ce temps d’introspection pour se dire : et si demain nous faisions différemment? Je ne compte pas sur les politiques pour cela, mais sur chacun des petits actes qui feront que nous nous rapprocherons tous d’une existence plus en phase avec ce que nous sommes dans notre nature profonde, des âmes qui ne sont vouées qu’à une chose: l’élévation.

Je vous l’avoue sans honte, je n’ai pas hâte de reprendre le travail. Ce dernier n’est pour moi qu’un moyen de subvenir à mes besoins. Comme beaucoup de monde, j’imagine. Je prends tout de même plaisir dans ce travail et je me lève (parfois difficilement^^) le matin, avec la volonté de toujours donner le meilleur. Cela est dû à cette volonté sans faille que j’ai de toujours vouloir voir le positif. Je n’ai pas le choix que de travailler, mais je le fais avec le sourire.

Et cette réflexion me fait me demander ce qui nous pousse à faire ce que nous devons faire. Qu’est-ce qui nous motive vraiment? Est-ce l’argent? La reconnaissance? La position sociale?

Je n’ai jamais eu besoin d’un travail pour me sentir reconnu. Seul le regard des gens que j’aime m’importe, pas celui de la société. Ma position sociale n’est pas brillante, je suis cheminot et autant dire qu’aux yeux de beaucoup, je ne suis qu’un nanti privilégié qui ne fait pas grand-chose à part mettre en retard des trains. Alors reste l’argent… Eh bien oui, c’est l’argent qui me motive. Pas parce que je veux l’amasser et l’étaler devant tout le monde, mais parce qu’hélas, c’est un mal indispensable si je veux manger. C’est drôle, non? De devoir aller travailler pour recevoir un chiffre virtuel qui vous permet d’acheter ce qui avant était produit. On a ajouté cet intermédiaire inutile, qui ne fait que nous pourrir la vie et aujourd’hui, nous n’imaginerions même pas un monde sans.

Nous reprenons le travail, ou le continuons pour ceux qui ne se sont pas arrêtés, parce que nous sommes esclaves de l’économie et de l’argent. Esclaves d’un système qui a oublié l’essentiel pour nous couvrir de superflus. L’économie s’effondre lorsque nous n’achetons que ce qui nous est primordial…

Ce confinement a finalement été un thermomètre parfait de l’absurdité de notre système.

Je vous souhaite à tous de trouver l’Équilibre, et de vous défaire peu à peu des chaînes qui nous retiennent.

Je rêve…

Je rêve et je m’enfuis… non pas pour tourner le dos à la réalité ou nier les problèmes auxquels je dois faire face, mais parce que le rêve est le terreau de toute création.

Jules Verne avait rêvé un siècle en avance le fait que l’Homme marcherait un jour sur la Lune. Orwell dénonçait en 1948 l’espionnage gouvernemental dont le principal scandale éclata en 2013. Les auteurs de science-fiction d’hier inspirent les scientifiques d’aujourd’hui pour créer les technologies que l’on découvre au jour le jour, pour le bien, comme pour le pire.
Le rêve est la source de toutes les avancées, et combiné aux mots, il devient une arme de création terrible.
J’aime créer des mondes imaginaires, des histoires qui nous transportent à distorsion maximale jusqu’aux confins de l’univers. J’aime imaginer un monde ou la magie existe, non pas pour nous faciliter la vie, mais parce qu’il serait magique d’atteindre un tel niveau de conscience de l’univers, pour en distordre la réalité.

Je rêve et je voyage sans avoir à prendre l’avion, dans des contrées plus merveilleuses que je ne saurais voir, puisque tout part de mes fantasmes, de mes désirs les plus forts.

Alors, rêvez. Laissez-vous voyager par vos esprits enfantins. Cessez de croire que grandir revient à prendre racine dans ce qu’il y a de plus rationnel. Bien au contraire… Grandir, c’est prendre conscience que le rêve est tout ce qui compte, pour se donner l’espoir et le moyen, d’en faire un jour une réalité.

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A.L.O.N.E

Regarde-toi… tu te lèves le matin et tu attrapes sans trop savoir pourquoi ton téléphone. Son écran s’allume et tes doigts tracent ton mot de passe alors que tu ne t’en souviens même pas consciemment. La lumière criarde t’agresse les yeux, mais peu importe. Il faut que tu saches. Il faut que tu voies.
Les dernières publications de ton fil d’actualité défilent sous tes yeux à moitié éveillés. Tu « likes » des images sans trop te soucier de ce qui est écrit, parfois juste pour t’assurer le suivi de certaines personnes influentes…
Tu regardes avec satisfaction le compteur de tes abonnés s’élargir, garantissant à ton égo la flatterie nécessaire pour te lever du bon pied.
Sans perdre plus de temps, tu sautes du lit et passes à la salle de bain te coiffer rapidement et t’assurer que ton visage ne présente pas trop de traces d’oreiller. Pour parfaire le tout, tu passes rapidement une crème légèrement teintée et te pinces les joues. Un trait de baume couleur peau pour rehausser la couleur naturelle de tes lèvres et tu te vois replonger dans ton lit. Tu ouvres ton application favorite, adaptes ta position pour donner l’impression que tu dors encore, et appuies sur le bouton qui lance l’enregistrement.

« Salut mes petits loups, j’espère que vous allez bien. Moi je me réveille à peine, alors vous excuserez ma tête, hein… (rires). Je voulais vous dire que j’ai vu ce matin que vous m’aviez fait passer un palier supplémentaire dans mon nombre d’abonnés et je suis trooooooop joie de voir que vous êtes si parfaits. Merci mes loulous et à tout à l’heure, parce que je vous réserve une surprise dans la journée! Restez connectés. Kisouuuuus ».

Tu te redresses et valides la vidéo qui se publie presque instantanément. Tu regardes ton oreiller et tu vois la trace plus foncée de ton fond de teint dessus. Prise de panique, tu repasses ta vidéo pour vérifier que rien ne se voit dessus. Par chance, il fait trop sombre pour que cela se remarque. Tu souris. Un premier commentaire tombe.
« Tu es tellement belle, même au réveil. Merci à toi pour ce que tu fais. »

Tu es tellement touchée par cette réaction que tu lui réponds directement. Tu te dépêches, car tu es en retard. Tu as rendez-vous pour un shooting photo avec un ami photographe. Tu comptes faire évoluer ton feed et prépares des photos d’Urbex afin de surfer sur la vague tendance du moment. Avant de partir, tu fais tout de même le point sur l’état de la monétisation de tes dernières vidéos. La vie d’influenceur…
Tu te prépares donc et rejoins Franck à l’entrée d’une ruelle, devant un grand bâtiment à l’abandon. L’une des stars de ton réseau favori a déjà posté une photo de ce bâtiment et tu veux profiter de l’engouement pour faire une story du début du shooting, ça fera parler un peu ton public. Tu rentres dans la ruine de béton et de métal rouillé. L’excitation est à son comble, c’est juste un décor parfait pour des posts qui crèveront les plafonds de « j’aime » et de « follows ». Tu prends les positions les plus improbables pour mettre en valeur ton corps, car ton image, c’est ce qui crée l’interaction. Il faut attirer le regard, donner un peu de soi pour satisfaire la curiosité et la soif indiscrète de ton public. Tu changes de tenues et d’accessoires pour donner de la visibilité à tes sponsors. C’est ainsi que tu gagnes ta vie. Tu vends ton image pour faire vendre du rêve et des produits que d’autres ont conçus, que d’autres encore ont fabriqués.
Soudain, tu entends le silence lourd qui règne autour de toi. Tu n’y es pas habituée. Même les bruits de la ville sont étouffés par l’atmosphère fantomatique des lieux. Mal à l’aise, tu attrapes ton téléphone pour regarder tes réseaux, et peut-être mettre un peu de musique pour remplir ce vide gênant. Les cliquetis de l’appareil photo continuent.
« Avec ton téléphone c’est bien oui! » te précise Franck.
Tu te rends compte que tu n’as pas de réseau. Pris de panique, tu parcours les lieux en cherchant le moindre sursaut de lien vers la civilisation… rien…
Tu regardes Franck, qui pense que tu fais des poses volontaires et qui s’amuse à te voir dans des positions plus improbables les unes que les autres. Le silence n’en finit plus… tu es perdu…

Entends le sifflement continu des machines qui soufflent. Ô que souffre mon âme de ces ventilations incessantes, de ce capharnaüm de vibrations qui rappellent que les uns et les zéro ont un coeur palpitant qui tend à battre au même rythme que le nôtre.
Sens les vapeurs de métal et de gaz qui envahissent l’air, qui étouffent nos âmes et éteignent les couleurs du monde. Quand les géants de ciment et de verre poussent là où régnaient les verts et oranges d’automne, que penser de nous?
De nous qui laissons trainer nos immondices sur les bords des serpents de goudrons, sans nous soucier ni de demain, ni des prochains.
De nous qui nous nourrissons des lumières des écrans plutôt que de celles des cieux.
De nous qui nous prenons pour des dieux sans comprendre que les dieux sont en quête d’Équilibre alors que nous n’effleurons qu’à peine la notion que cela représente.
Entends le brouhaha constant dans lequel tu vis… ton coeur à oublier le silence et le goût de juste Être. Sois, et vis, sans quoi demain n’a pas de dessin.

Ce texte est soumis aux droits d’auteur

Les feuilles d’automne

Quelle originalité… et non, je ne parlerai pas de la saison des feuilles tombantes et des colchiques qui fleurissent, mais de mes projets en cours et à venir.

Parce que cette année fut calme pour moi en matière de publications littéraires, je voulais vous expliquer le pourquoi, le comment et le quand.

J’ai sorti cette année Annales du monde oublié, un recueil de nouvelles illustré (avec talent par ma merveilleuse épouse : Emmanuelle Delouhans). Et ce fut la seule de l’année, alors que j’avais prévu de terminer et de vous dévoiler les trois derniers tomes de ma série : Les Affres!

« Mais pourquoi ce choix terrible, cette attente interminable et cette torture insoutenable? », me direz-vous. Parce que j’ai pris la décision de quitter le service d’aide à l’édition BoD pour transférer toutes mes oeuvres sur Amazon. Je salue le travail de cette équipe formidable qui travaille pour BoD, et mon choix n’est pas dû à une déception par rapport à eux, mais à des raisons purement financières. Le coût de la publication Amazon est infime et me permet de garder la totalité de mes droits, sans contrat me liant à qui que ce soit.

Donc voilà j’ai mis en pause mes publications, sans pour autant mettre de côté l’écriture, puisque cette année 2019 m’aura permis de terminer la rédaction de mon roman historique traitant de la piraterie et des tomes 4 et 5 des Affres. Le tome 6, le dernier de cette série, en étant déjà à la moitié.

À quoi vous attendre pour mes prochaines sorties alors?

Premièrement, une nouvelle qui intègrera le recueil des Plumes indépendantes qui sortira en novembre. Ensuite, mon roman pirate vous sera présenté début 2020. Je prépare un joli livre avec le concours d’Emmanuelle qui vous dévoilera quelques illustrations inédites qui y seront intégrées. Puis, ressortira l’intégralité des tomes des Affres. Oui oui, vous avez bien lu, vous pourrez trouver les trois tomes manquants à cette saga dystopico fantastique dans l’année qui vient 🙂 pour terminer l’année par la réédition en trois tomes d’Éden, comme elle devait se faire à l’origine, et ce avec de toutes nouvelles couvertures.

Pour ce qui est des projets inédits. Je suis en train de travailler un roman sur la jeunesse du personnage principal d’Éden. Je suis super content de retourner dans ce monde complètement imaginaire, mais cela demande beaucoup de travail pour que ce soit accessible à un public jeune (j’ai tendance à écrire pour adultes, mais ce projet est dédié à mon filleul qui rentre juste en adolescence…)… affaire à suivre.
Puis il y a également la suite d’Indomptables qui prend forme doucement. Le second volet verra Kate devenir narratrice de son histoire. Vous retrouverez David et Ève, mais vous pourrez aussi en découvrir bien plus sur le passé de la belle peintre brune. 😉

Voilà voilà pour ce qui est de mes projets. J’ai hâte de vous présenter tout ça au fur et à mesure! En tout cas, merci à ceux qui suivent tout ça et qui me font l’honneur d’être curieux de ce que j’ai à dire et à rêver!

Beau dimanche 😉

 

L’Équilibre

Bonjour à tous, j’espère que vous vous portez bien ! J’avais envie, aujourd’hui, de vous partager ma pensée du moment. Une réflexion que je me suis faite ces dernières semaines, en revoyant quelques films, et en faisant un point sur ma vie…

La littérature et le cinéma, et tout particulièrement les récits fantastiques et fantasy, ont cet attrait commun que derrière un décor plaisant et fantasmagorique, ils transmettent un message, une idée.

J’ai revu il y a peu des films comme Dracula, de Francis Ford Coppola, qui a pour message principal que l’amour est intemporel. Ou encore Matrix, qui nous pousse à réfléchir sur la réalité et donc, sur ce qui mérite, ou non, d’être vécu. Il est d’ailleurs très amusant de voir qu’une industrie aussi prolifique et intégrée à la société de consommation comme le cinéma, transmette ce message de « recentrage » sur l’essentiel.

L’intelligence de l’anticipation.

Plus le temps passe, et plus je suis émerveillé par l’intelligence des auteurs de science fiction qui, des années plus tôt, nous prévenaient déjà des dérives de notre société, des dangers de l’hyper-connectivité… entre autres choses. Regardez La nuit des Temps, de Barjavel, qui évoque une société ancienne, ayant trouvé le secret de l’énergie universelle, qui permet que « ce qui n’existe pas, existe » (Équation de Zoran). En pleine guerre froide, alors que les prémisses de mai 68 grondent, Barjavel a déjà décrit les conséquences inévitables de la politique des années 60, et précédentes… Lorsque j’ai relu ce livre cet été, j’ai été marqué par la résonance que pouvait avoir cette histoire aujourd’hui. Alors les auteurs sont ils des visionnaires ? Peut être… ou le monde ne change-t-il finalement jamais ? C’est sans doute aussi vrai !

S’il y a une chose, dans chacune de mes histoires, qui a une place centrale, et qui est le fil rouge de toute mon œuvre, c’est la recherche de l’Équilibre. Mais quel Équilibre ? Et surtout, y a-t-il un secret pour le trouver ?

L’Équilibre que je défends personnellement

C’est la découverte et l’acceptation de soi, pour commencer. Parce que lorsque l’on regarde un peu tous ces héros que l’on nous décrit dans les films ou les romans, il s’agit souvent de personnages dont la destinée fabuleuse, vise à servir un but plus grand qu’eux même. Un but universel. Et ce, en partant en quête d’un sens à la vie.
Mais notre existence a-t-elle besoin d’un sens ? Le sens de l’existence n’est il pas juste de vivre notre vie dans l’instant présent, d’être tout simplement ? De profiter de chaque seconde pour se trouver soi-même et par extension, permettre à ceux que l’on aime de s’épanouir ?

Je réfléchis beaucoup à ce sujet, et j’essaye de distiller le fruit de mes réflexions, ou du moins mes questionnements, à travers mes histoires. Hautement philosophique, me direz-vous… mais j’ai cette intime conviction que réfléchir à ces idées, fait partie de cette quête d’Équilibre.

Tout comme la recherche d’une hygiène de vie, par exemple.

Je fais sourire quelques personnes en racontant qu’en deux ans, j’ai perdu 10kg. Alors, pour tout dire, je n’avais pas de problème de surpoids et c’est sans doute ce qui les fait sourire, mais j’ai changé mon alimentation, en réaction à l’écoute que j’ai faite de mon propre corps. Eh bien oui, certaines choses me faisaient mal à l’estomac, je les ai supprimées. Ça n’est qu’un exemple, mais ce détail a son importance. Pourquoi continuer à agir dans un sens qui ne nous fait pas du bien ? Pourquoi ne pas réfléchir et trouver une solution, pour améliorer notre quotidien ? Je n’ai donc fait aucun régime, j’ai continué mon activité physique (je balade mes chiennes en montagne à peu près tous les deux jours), supprimé quelques éléments de mon alimentation, et suivi les conseils de J.B Rives sur le jeûne intermittent (le principe est de laisser son système digestif au repos un certain temps dans la journée). Mon objectif n’était pas de perdre du poids (c’est un bonus que je prends sans me plaindre ^^), mais bien de trouver un Équilibre alimentaire, pour que mon corps se sente bien. Car comme je l’ai dit plus haut, je pense que Vivre, c’est profiter de l’instant présent. Et pour en profiter, encore faut-il être en forme pour !

Petite incursion dans ma vie privée.

Ma femme n’a pas d’emploi. C’est un choix que nous avons fait ensemble, suite aux nombreux changements professionnels que j’ai eu, qui firent que nous ne faisions que nous croiser, à une époque. Nos réflexions nous ont amenés à nous dire, que notre but de vie n’était pas de gagner de l’argent à tout prix, si cela était au dépend de notre amour et de notre vie tout court. Beaucoup ne comprennent pas cette décision. La société voudrait que chacun ait un emploi, pour être utile. Mais être utile à quoi ? A qui ? A un patron qui fait fructifier son entreprise contre un modeste salaire ? Bien sûr, je travaille pour payer les factures… mais ma femme ne travaille-t-elle pas ? Pensez-vous vraiment qu’elle passe ses journées à se tourner les pouces ? Non ! Elle se charge de notre vie quotidienne. elle développe notre Équilibre de couple. Je dis souvent que je ne fais rien à la maison. Et c’est en partie vrai. Lorsque nous nous retrouvons tous les deux, nous vivons. Nous partageons nos passions, nos envies, nos projets. Je ne dis pas que c’est le secret de l’Équilibre, mais c’est le secret de NOTRE Équilibre. A chacun de trouver le sien.

L’important, à mon sens, est de se demander : « qu’est-ce que l’essentiel, pour moi ? »

Merci d’avoir lu ce voyage au centre de mon cerveau…

Je vous ai un peu raconté ma vie et mon état d’esprit, mais j’avais envie de partager cette petite pensée du jour avec vous.

Je vous souhaite à tous, une merveilleuse journée,

Bien à vous,

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Ils seront des plumes…

J – 10 avant le salon du livre organisé par les Plumes Indépendantes, l’association qui soutien l’auto édition. C’est donc le moment de vous livrer quelques infos, sur l’association, leurs actions et sur ce que vous pourrez bien voir si vous venez nous rendre visite à Captieux ce dimanche 30 septembre.

Prêts pour découvrir des auteurs aussi talentueux qu’aux univers variés ? Alors suivez le guide.

Les Plumes Indépendantes, c’est quoi?

C’est une association qui a vu le jour en novembre 2017, sous l’impulsion des auteures Loli Artesia et Érika Boyer. J’ai dédié une page de ce site à cette association que j’ai rapidement rejoint, car le dynamisme et la volonté de mettre en valeur l’auto édition, tout en permettant aux acteurs de ce secteur de s’entraider, m’ont immédiatement charmés. Sur cette page, vous trouverez les liens vers les sites des deux auteures que je viens de citer.

Alors, mettre en valeur l’auto édition, c’est bien, mais qu’est ce que les Plumes font exactement pour atteindre cet objectif affiché ?
L’association n’a beau avoir qu’à peine un an, les projets sont légion. Et encore, je suis certain que les filles nous gardent quelques surprises… nous avons débuté nos actions par la création de box littéraires, sous le nom de Feather Box. Nous en sommes actuellement à la deuxième édition, et la troisième ne saurait tarder. Surveillez les réseaux si vous êtes curieux de découvrir ce que l’on peut bien y proposer !
Le deuxième projet d’envergure, fut l’élaboration d’un recueil de nouvelles inédites. Quatorze auteurs de l’association se sont prêtés au jeu, afin de vous dévoiler Il était une plume… en août 2018. Les bénéfices sont reversés à l’association, et plus vous serez nombreux à vous le procurer, plus vous soutiendrez nos actions, plus nous pourront agir, pour l’Indépendance de l’édition.

Et enfin, le troisième projet d’envergure en cours est le salon du livre de l’association, qui aura lieu à Captieux (33), le dimanche 30 septembre 2018.

Mais pourquoi est-ce important de défendre l’édition indépendante ?

Nous défendons la liberté d’expression, de ton, de forme, de styles et de thèmes abordés. L’édition indépendante a cette extrême richesse de compter des auteurs qui abordent des sujets tabous, ou qui mélangent les styles, ou encore qui publient des textes courts, mais efficaces. Tant de choses que l’on ne trouve pas dans l’édition traditionnelle. On comprendra pourquoi, le but d’une maison d’édition, c’est de faire de l’argent, et c’est normal, c’est le principe d’une entreprise. Le but d’un auteur, avant tout, c’est d’être lu. De transmettre des idées.

Alors, il est évident qu’une rémunération pour ce travail est normal, mais en tout cas c’est mon cas, je ne cherche pas le bénéfice à tout prix. (Bon, si vous êtes des millions de lecteurs à acheter mes romans, ça me va bien aussi, ne nous mentons pas non plus, mais je ne sacrifierai pas mes histoires et mon style, pour correspondre au plus grand nombre, pour être « bancable »).

Et alors, ce salon du livre ?

Il se tiendra donc le dimanche 30 septembre 2018 à Captieux, en Gironde au centre culturel de la commune (principalement). Le but est d’y réunir de nombreux auteurs, indépendants et hybrides, ainsi que des acteurs du monde du livre (illustrateurs, correcteurs, graphistes, influenceurs…), et d’organiser un évènement dynamique et plein de surprises.

Ce que je peux vous dire, pour en discuter un peu avec les auteurs qui seront présents, et les organisatrices, c’est qu’on ne risque pas de s’ennuyer. Les filles ont mis une énergie et une passion dans les préparatifs de cet évènement, que je suis persuadé qu’il s’agira d’une première édition de légende, qui préparera de nombreux autres.

Voilà donc le programme de cette journée déjà mémorable :

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Qui y trouverais-je ? Me direz-vous.

AUTEURS:

Hilda Alonso, Loli Artésia, Erika Boyer, Frany Jane Cavalier, Agnès de Cize, Brigitte Hue-Pilette, Chris Red, Attila Valpinson, Alain Poirrier, Jaqueline Laforgue, Daniel Lamarque, Tia Wolf, Christian Cetois, Laurent Rétoret, Clarisse Dalle, Yannick Giammona, Gilles Battistuta, Flore Alevin, Shanna Kieers, Camille Despin, Cécile Soler et moi-même.

Illustrateurs, Blogueurs, Associations, Entreprises :

G!, Bookélis, A4PM, Des Livres et Moi et L’arbre à papier, Space Bubble, Cécile Brunet…

Si parmi vous se trouvent des curieux, je me ferai également la voie de Book on Demand, la plateforme d’auto-édition par laquelle je passe pour trois de mes ouvrages, ainsi que du site participatif, Les Indéchaînés.

Alors, ça vous tente ?

Vous pourrez donc me retrouver sur place, en dédicaces, en table ronde, ou pour une lecture. Je serai présent avec mes 4 romans publiés, à savoir : Éden, InLife, Murmures et Indomptables.

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N’hésitez pas à venir nous y rejoindre, vous avez 10 jours pour vous organiser et venir partager ce moment d’anthologie, sous le signe de la littérature, de l’Indépendance, et de la bonne humeur.

Sur ce, je vous souhaite une merveilleuse journée, et à très vite 😉

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