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Réquisitoire pour le pouvoir des mots

Pourquoi est-ce que j’écris ?

C’est une question que l’on m’a déjà posé et à laquelle je n’ai pas de réponse définie.
Mais si je devais tenter de mettre des mots sur ce besoin irrépressible d’attraper un morceau de papier à noircir, je dirais que j’écris parce que je crois que les mots sont les seuls vecteurs d’idées et de rêves depuis la nuit des temps.

L’Homme a transmis son savoir et son Histoire par le biais d’une tradition orale, qui nous permet aujourd’hui de connaitre des fragments de ce passé lointain. Puis, l’écriture est apparue et l’on s’est rendu compte qu’il s’agissait sans doute d’une manière plus sûre d’assurer la pérennité de ces récits. L’écriture a toujours eu ce caractère sacré qu’elle semble perdre au fil du temps. On prêtait aux runes des propriétés magiques. L’écriture et la connaissance ont été longtemps réservées aux hommes d’Église.
L’imprimerie a révolutionné le rapport de l’homme à l’écriture et à la connaissance. Longtemps l’apanage à l’élite, le peuple commença petit à petit à y avoir accès. Les écrits se transformèrent et l’on put découvrir le pouvoir des mots comme vecteurs d’art et de rêves. La poésie côtoyait l’Encyclopédie, les voyages au centre de la Terre se taillaient une part de la gloire des Mémoires des Grands Hommes.

Vous pardonnerez ce petit élan d’historique (très rapide et vulgaire) de l’écriture, mais tout cela pour pointer du doigt que toutes les grandes évolutions, tous les bouleversements de l’humanité, ont été poussés par la force des mots. Encore aujourd’hui, les mots sont là pour nous dicter leurs lois. La publicité les utilise pour manipuler nos inconscients aussi bien sinon mieux que nos politiques, les médias nous inondent de champs lexicaux réfléchis pour maintenir nos niveaux de concentration sur ce que leurs rédacteurs décident. On fustige les petits auteurs indépendants lorsque l’on glorifie les quelques élus qui ont l’honneur de se faire choisir par le sacro-saint comité de lecture de telle ou telle grande Maison.

Le pouvoir des mots est immense et je trouve que ces dernières années, une sorte de censure douce tend à s’imposer insidieusement. Un « politiquement correct » avec lequel on nous bassine pour nous dicter ce qui se dit ou ne se dit pas. Et si j’ai un jour choisi d’écrire, c’était par amour pour la liberté d’expression. C’était avec une volonté farouche de dire mes rêves, de chanter mes idées, d’exprimer ce que mon coeur et ma raison me dictent.

Mes écrits, derrière des scénarios d’aventures fantastiques ou de romances atypiques, distillent mes pensées, décrivent des mondes, appellent à l’Équilibre. Je n’ai pas la prétention d’avoir la mission de transmettre mes idées, mais je crois que lorsque l’on a quelque chose à exprimer, il ne faut pas hésiter, car personne ne le fera pour vous. Que ce soit par l’art, l’écriture, le cinéma, la peinture, le journalisme… peu importe. Seul compte la liberté de dire ce que l’on a envie de transmettre.



Le véritable pouvoir des mots réside dans l’écho que ceux-ci auront aux coeurs de ceux qui vous liront.

 

Beau dimanche à vous, 

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