Dire ou ne pas dire…

Vous qui avez été mon pays. Vous qui avez fait de mon monde le terrain des possibles. Vous qui avez construit la France, au lendemain des guerres qui ravagèrent notre pays. Vous qui vous êtes battus dans des conflits qui n’étaient pas les vôtres… vous, que l’on oublie aujourd’hui, je veux penser à vous.

Mon frère travaille dans un EHPAD. Il s’attelle depuis des années à prendre de soin de cette France d’hier, qui pourtant est toujours là. Elle vibre encore, elle pleure encore de sa solitude et sans doute aussi de voir ce que sont devenues toutes les batailles qu’elle a menées pour ses enfants. Cette France qui ne compte pas dans les morts de notre « guerre » actuelle… cette France que l’on ne voit plus, car elle reste cachée dans les murs confinés de ces établissements qui appellent à l’aide.

Cette France qui commence à comprendre que rien n’a vraiment changé, qu’il y aura toujours de bons penseurs pour dire qui est utile, et qui ne l’est pas. Qui définit qui doit vivre et qui peut mourir.

J’ai le coeur serré d’imaginer ces hommes et ces femmes, au crépuscule de leurs jours, se tourner vers les seuls qu’ils peuvent voir en ce moment avec dans le regard cette prière que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve.

J’ai la tête remplie des souvenirs de mes grands-pères qui ont « la chance » d’être partis avant de voir leur monde tourner encore une fois, comme du mauvais lait caillé.

J’ai les yeux embués de penser à mes grands-mères, si loin de moi, qui s’inquiètent pour leurs petits enfants, car, bon sang, quel monde est-ce là?

Je vois, le lis, j’entends tant de choses. Sur les réseaux sociaux, à la télévision ou à la radio… et je ne peux m’empêcher de constater que peu de ces choses valent la peine.

J’ai le sentiment que l’on fait aujourd’hui, l’apologie de la médiocrité. On aime écouter ceux qui n’ont rien à dire et l’on passe au silence ceux qui pourraient, sur un malentendu, dire quelque chose d’intelligent.

Je suis abasourdi lorsque j’allume la télévision, ce que je fais rarement, du nombre de programmes débilitants qui continuent d’être diffusés, faute aux téléspectateurs qui se défendent toujours par le fait qu’il faut bien savoir se vider la tête. Mais soyons honnête, la bassesse et la médiocrité n’ont jamais vidé aucune tête, elle a plutôt la tendance de les remplir, mais pas nécessairement de qu’il faudrait.

Je regarde parfois quelques minutes des informations pour me tenir un minimum informé, mais informé de quoi? Des sujets que le rédacteur a décidé de faire passer, sûrement dirigés par une volonté supérieure? L’on définit pour nous ce que l’on doit savoir. Et là où les chaines d’information en continu auraient pu soigner ce bas blessé, elles ont fait le choix surprenant de donner encore moins qu’un JT de vingt minutes sur les grandes chaines, pour repasser en boucles les mêmes 5 minutes entre deux coupures pubs d’égales longueurs.

Nos journalistes sont devenus des apiculteurs, ils se soucient plus de rapporter des buzzzzz, que des faits.

Je rêve d’un journal qui ne prenne jamais parti et qui me permette de me faire mon propre avis, plutôt que de me gaver comme une oie pour Noël, de ce que certains ont cru bon de me nourrir.

Je rêve d’émissions dans lesquelles on peut entendre des gens intelligents, qui sont là pour nous apprendre des choses, et pas seulement tard le soir ou sur les chaines secondaires. Et si j’avais un souhait à faire, ce serait que certains ouvrent un livre, et qu’ils en profitent pour savourer le silence.

Dire ou ne pas dire… ? Telle est la question!

 

 

NOUVEAU:

Mon dernier roman, Jolly Roger, est disponible en suivant ce lien:

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Vous que j’aime

Depuis quand l’Homme marchande-t-il sa liberté, au nom du soi-disant « bien commun » ?

Depuis quand l’humanité s’abaisse-t-elle à nourrir la solidarité par la culpabilité ? L’Unité par la peur  ?

Je parle peu de ce qui se déroule en ce moment. On entend assez parler de tout, et souvent même de rien, dans la mesure où nous sommes gavés de fausses informations que nous nous empressons de relayer par nos réseaux sociaux, derniers soubresauts de notre contact avec le monde…

Je veux parler d’autre chose, entendre parler d’autre chose, non pas parce que je nie ou que je veux oublier notre situation, mais parce que tout simplement, la vie continue, et qu’elle continuera après. Sans doute différemment, si nous prenons certaines consciences. Peut-être sans trop de changement, si nous ne prenons pas le temps de comprendre la mesure de notre abrutissement. Parce que la vie continue autour de nous, chez nous.

Vous que j’aime, je pense à vous. Pas par inquiétude, pas seulement ces derniers jours et ces prochaines semaines, mais constamment. Parce que je vous aime, justement. Parce que votre âme m’est indispensable et que même si nous ne pouvons pas nous croiser physiquement, je sais que nos esprits sont en contact par cet amour qui, plus fort que tout, a fait que nous nous sommes un jour croisés.

Vous qui travaillez pour permettre au plus grand nombre de rester en sécurité, je vous honore et vous respecte, mais pas aujourd’hui. Chaque jour depuis mon plus jeune âge. J’admire le dévouement des personnes qui décident de prendre soin des autres. J’ai admiré mes grands-parents qui l’ont fait toute leur vie. Mon frère s’y attelle en ce moment même pour être présent pour vos parents, vos grands parents. Mais son travail, il le fait depuis des années. Je vous honore.

Pas aujourd’hui, mais chaque jour.

J’ai mal… mal de voir ainsi mon pays. Mal de voir nos puissants profiter de ce temps où nos yeux sont tournés ailleurs. Profiter de l’urgence pour prendre des décisions qui impacteront nos vies sur le moyen, ou long terme. Mal de voir que beaucoup approuvent, « pour le bien du plus grand nombre ». Mais quel bien ? Quelle responsabilité a-t-on face à la crise qui va suivre ? Aucune ! Nous sommes pour la plupart de simples salariés, de simples citoyens, qui donnons de notre temps contre le peu d’argent qui nous permet de faire vivre nos familles. La responsabilité est celle de ceux qui, année après année, défont peu à peu nos acquis pour satisfaire et renforcer un système qui nous étouffe.

J’ai mal de me dire que la loi pourra m’imposer de travailler plus, sans contre partie, « par solidarité »… ma solidarité je la montre chaque jour, à ceux qui m’entourent. La solidarité ne s’impose pas par la loi, elle est l’affaire des consciences de chacun.

J’ai peur qu’au sortir de cette période, rien ne change d’autre que nos droits.

J’ai peur que notre humanité ne soit bafouée, plutôt qu’élevée, alors que cette lutte aurait pu au contraire nous faire saisir l’essentiel.

J’espère avoir tord, et me soucier de cela pour rien… en attendant, prenez soin de vous, mais de grâce, n’oubliez pas de regarder plus loin et que rien… RIEN, ne devrait entacher notre Liberté.

Monstrueuses

Le soleil filtre à travers les lames des persiennes bleues ciel de notre maison de vacance. J’entend que tu prépares le café, au rez de chaussée. Je peine à sortir de la douceur des draps, mais ta voix me tire de ma léthargie, le petit déjeuner est servi.
Je me hâte de m’habiller, me regarde quelques instants dans le miroir, je passe ma main dans mes cheveux. Je veux être beau pour toi. Lorsque j’arrive enfin dans la cuisine, tu es absorbée par la lecture d’un article sur ta tablette. Je dépose un baiser sur ta joue, et tu n’y réponds que par un grognement distrait. Je m’assoie en face de toi, sur la table-bar de la cuisine. La tasse de café fume et je m’en brûle presque les lèvres lorsque j’en avale la première gorgée, mais c’est ainsi que je l’aime.
Lorsque tu poses enfin ton regard sur moi, tes lèvres si belles s’étirent en un rictus moqueur.

– Tu comptais vraiment porter cette tenue? me lances-tu.

– Oui, pourquoi?

– Il est hors de question que tu sortes comme ça! Tu vas me faire le plaisir d’enfiler quelque chose de moins tape à l’œil. Tu veux attirer le regard de toutes les poules de la ville? Tu veux vraiment passer pour une salope?

Je baisse le regard, à la fois blessé et honteux. Ma chemise bleue ciel est déboutonnée pour laisser paraître juste un peu de mon torse, et un pantalon légèrement moulant au tissu fin et délicat, épouse mes formes pour me mettre en valeur. Mais si j’avais choisis, quelques minutes plus tôt, de porter cette tenue, c’était juste pour te plaire et me sentir beau…

– Je dis ça parce que je t’aime, tu sais… me lanças-tu d’une voix douce.

J’acquiesce d’un mouvement de tête.

Je termine mon café et remonte dans la chambre. Je sors un tee shirt assez banal et un jean plus ample, et les passe avant de redescendre te rejoindre.

– Ah, tu vois quand tu fais un effort, tu sais t’habiller normalement! me dis-tu seulement.

J’essaye de passer à autre chose… je ne vais tout de même pas gâcher notre journée de repos pour une broutille pareille.

Nous sortons en fin de matinée, pour retrouver un groupe de tes amies à un restaurant du village provençal où nous aimons nous retrancher, loin de Paris. Elles sont déjà là et nous taquinent pour notre retard.

– Vous savez ce que c’est, commences-tu, les hommes mettent toujours des heures à se préparer. Comme si s’habiller et se coiffer demandait de grandes études… heureusement qu’on est plus productives. Si on comptait sur eux pour faire tourner le monde, on ne serait pas rendues!

– Les hommes sont tous les mêmes, répond ta meilleure amie, Anne. Ils ne cherchent qu’à attirer l’attention pour réussir à chopper celles d’entre nous qui sont assez bêtes pour se laisser avoir!
Vous partez toutes dans un éclat de rire, et je me sens obligé de sourire, comme si ne pas le faire me soumettait au jugement général.

Les discussions vont bon train. Vous échangez les dernières nouvelles, les actualités de vos métiers respectifs et quelques « on dit » sur celles du groupe qui se sont éloignées. Emilie, qui me voyait en retrait depuis un moment, finit par m’approcher au moment du dessert.

– Tout va bien? me demande-t-elle un peu inquiète.

– Oui oui, tout va bien, réponds-je.

– Tu es sûr? Tu m’as l’air un peu à l’écart depuis quelques temps… si jamais il y a quoi que ce soit, tu sais que tu peux m’en parler?

– Oui, merci.

Je souris avec difficulté.

Je me rends compte à entendre les mots d’Emilie, que je ressens un vide terrible. Un étau me serre le cœur et les entrailles et je ne parviens pas à savoir ce qui provoque ce mal être. Le repas se termine et une fois en voiture, tu gardes le silence un long moment. C’est presque arrivé à la maison que tu t’arrêtes sur le bas-côté et me fixe, le regard en feu, furieuse.

– Tu peux me dire ce que cette conne d’Emilie t’as dis?

– Rien de précis, elle me demandait si ça allait.

– Qu’est-ce que ça peut lui foutre?

– C’est aussi bien mon amie que la tienne.

– Non! C’est mon amie. Toi, tu n’as pas à parler à qui que ce soit, sauf si je te le dis, tu m’entends? tu cries maintenant.

– Attends, je n’ai pas à te rendre de compte sur avec qui je parle, encore moins quand tu les connais, tentais-je maladroitement.

– Je te demande pardon?

– J’ai le droit de parler aux gens.

Tu te mets à pouffer de rire.

– Et qu’est ce que tu pourrais bien leur dire? Tu es un bon à rien, tu ne fais rien de tes journées. Qui est-ce qui rapporte l’argent à la maison? C’est toi peut être?

Silence…

– Réponds quand je te poses une question!

– Non c’est toi.

– Alors qu’est ce que tu peux bien vouloir raconter?

Silence…

Tu m’attrapes par la manche et ta main saisit mon visage pour me forcer à te regarder dans les yeux.

– Tu me fais mal… dis-je.

– Oh je lui fais mal au petit bébé… et bien c’est à moi que tu fais mal en t’affichant comme ça avec Emilie.

Je sens tes ongles s’enfoncer sans mes joues et je tente de me dégager.

– Tu me fais du mal, tu m’entends? répètes-tu avant de me relâcher et de reprendre la route.

– Je t’aime, tu sais? Et je veux que tout fonctionne entre nous, reprends-tu. Tu ne veux pas que tout fonctionne entre nous?

– Si…

– Alors tu fais ce que je te dis!

Mon cœur se met à battre à tout rompre. Je tente de répondre que ça n’est pas ça l’amour et que par « tout faire » j’entends quand même certaines limites, mais les mots ne passent pas la barrière de mes craintes et de ma honte… je sens une sueur froide qui remonte le long de ma colonne et c’est alors que je me réveille.

Rassuré, je respire un grand coup… ce n’était qu’un horrible cauchemar.


Cette histoire n’est qu’une histoire, et ce cauchemar d’un homme, c’est la réalité de dizaines de millions de femmes à travers le monde. 149 femmes sont mortes en 2018 sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints et c’est environ 220 000 femmes par an, en France, qui sont victimes de violences de la part de ceux avec qui elles partagent ou ont partagé leur vie.
Les hommes battus sont aussi une réalité, et je ne veux pas les oublier non plus. En France c’est plus 70 000 hommes victimes de violences, pour un peu plus de 20 morts par an.


Dans tous les cas, la violence envers autrui est une honte qu’il faut condamner, et que je voulais dénoncer par cette micro-nouvelle.
#Noustoutes

Je rêve…

Je rêve et je m’enfuis… non pas pour tourner le dos à la réalité ou nier les problèmes auxquels je dois faire face, mais parce que le rêve est le terreau de toute création.

Jules Verne avait rêvé un siècle en avance le fait que l’Homme marcherait un jour sur la Lune. Orwell dénonçait en 1948 l’espionnage gouvernemental dont le principal scandale éclata en 2013. Les auteurs de science-fiction d’hier inspirent les scientifiques d’aujourd’hui pour créer les technologies que l’on découvre au jour le jour, pour le bien, comme pour le pire.
Le rêve est la source de toutes les avancées, et combiné aux mots, il devient une arme de création terrible.
J’aime créer des mondes imaginaires, des histoires qui nous transportent à distorsion maximale jusqu’aux confins de l’univers. J’aime imaginer un monde ou la magie existe, non pas pour nous faciliter la vie, mais parce qu’il serait magique d’atteindre un tel niveau de conscience de l’univers, pour en distordre la réalité.

Je rêve et je voyage sans avoir à prendre l’avion, dans des contrées plus merveilleuses que je ne saurais voir, puisque tout part de mes fantasmes, de mes désirs les plus forts.

Alors, rêvez. Laissez-vous voyager par vos esprits enfantins. Cessez de croire que grandir revient à prendre racine dans ce qu’il y a de plus rationnel. Bien au contraire… Grandir, c’est prendre conscience que le rêve est tout ce qui compte, pour se donner l’espoir et le moyen, d’en faire un jour une réalité.

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A.L.O.N.E

Regarde-toi… tu te lèves le matin et tu attrapes sans trop savoir pourquoi ton téléphone. Son écran s’allume et tes doigts tracent ton mot de passe alors que tu ne t’en souviens même pas consciemment. La lumière criarde t’agresse les yeux, mais peu importe. Il faut que tu saches. Il faut que tu voies.
Les dernières publications de ton fil d’actualité défilent sous tes yeux à moitié éveillés. Tu « likes » des images sans trop te soucier de ce qui est écrit, parfois juste pour t’assurer le suivi de certaines personnes influentes…
Tu regardes avec satisfaction le compteur de tes abonnés s’élargir, garantissant à ton égo la flatterie nécessaire pour te lever du bon pied.
Sans perdre plus de temps, tu sautes du lit et passes à la salle de bain te coiffer rapidement et t’assurer que ton visage ne présente pas trop de traces d’oreiller. Pour parfaire le tout, tu passes rapidement une crème légèrement teintée et te pinces les joues. Un trait de baume couleur peau pour rehausser la couleur naturelle de tes lèvres et tu te vois replonger dans ton lit. Tu ouvres ton application favorite, adaptes ta position pour donner l’impression que tu dors encore, et appuies sur le bouton qui lance l’enregistrement.

« Salut mes petits loups, j’espère que vous allez bien. Moi je me réveille à peine, alors vous excuserez ma tête, hein… (rires). Je voulais vous dire que j’ai vu ce matin que vous m’aviez fait passer un palier supplémentaire dans mon nombre d’abonnés et je suis trooooooop joie de voir que vous êtes si parfaits. Merci mes loulous et à tout à l’heure, parce que je vous réserve une surprise dans la journée! Restez connectés. Kisouuuuus ».

Tu te redresses et valides la vidéo qui se publie presque instantanément. Tu regardes ton oreiller et tu vois la trace plus foncée de ton fond de teint dessus. Prise de panique, tu repasses ta vidéo pour vérifier que rien ne se voit dessus. Par chance, il fait trop sombre pour que cela se remarque. Tu souris. Un premier commentaire tombe.
« Tu es tellement belle, même au réveil. Merci à toi pour ce que tu fais. »

Tu es tellement touchée par cette réaction que tu lui réponds directement. Tu te dépêches, car tu es en retard. Tu as rendez-vous pour un shooting photo avec un ami photographe. Tu comptes faire évoluer ton feed et prépares des photos d’Urbex afin de surfer sur la vague tendance du moment. Avant de partir, tu fais tout de même le point sur l’état de la monétisation de tes dernières vidéos. La vie d’influenceur…
Tu te prépares donc et rejoins Franck à l’entrée d’une ruelle, devant un grand bâtiment à l’abandon. L’une des stars de ton réseau favori a déjà posté une photo de ce bâtiment et tu veux profiter de l’engouement pour faire une story du début du shooting, ça fera parler un peu ton public. Tu rentres dans la ruine de béton et de métal rouillé. L’excitation est à son comble, c’est juste un décor parfait pour des posts qui crèveront les plafonds de « j’aime » et de « follows ». Tu prends les positions les plus improbables pour mettre en valeur ton corps, car ton image, c’est ce qui crée l’interaction. Il faut attirer le regard, donner un peu de soi pour satisfaire la curiosité et la soif indiscrète de ton public. Tu changes de tenues et d’accessoires pour donner de la visibilité à tes sponsors. C’est ainsi que tu gagnes ta vie. Tu vends ton image pour faire vendre du rêve et des produits que d’autres ont conçus, que d’autres encore ont fabriqués.
Soudain, tu entends le silence lourd qui règne autour de toi. Tu n’y es pas habituée. Même les bruits de la ville sont étouffés par l’atmosphère fantomatique des lieux. Mal à l’aise, tu attrapes ton téléphone pour regarder tes réseaux, et peut-être mettre un peu de musique pour remplir ce vide gênant. Les cliquetis de l’appareil photo continuent.
« Avec ton téléphone c’est bien oui! » te précise Franck.
Tu te rends compte que tu n’as pas de réseau. Pris de panique, tu parcours les lieux en cherchant le moindre sursaut de lien vers la civilisation… rien…
Tu regardes Franck, qui pense que tu fais des poses volontaires et qui s’amuse à te voir dans des positions plus improbables les unes que les autres. Le silence n’en finit plus… tu es perdu…

Entends le sifflement continu des machines qui soufflent. Ô que souffre mon âme de ces ventilations incessantes, de ce capharnaüm de vibrations qui rappellent que les uns et les zéro ont un coeur palpitant qui tend à battre au même rythme que le nôtre.
Sens les vapeurs de métal et de gaz qui envahissent l’air, qui étouffent nos âmes et éteignent les couleurs du monde. Quand les géants de ciment et de verre poussent là où régnaient les verts et oranges d’automne, que penser de nous?
De nous qui laissons trainer nos immondices sur les bords des serpents de goudrons, sans nous soucier ni de demain, ni des prochains.
De nous qui nous nourrissons des lumières des écrans plutôt que de celles des cieux.
De nous qui nous prenons pour des dieux sans comprendre que les dieux sont en quête d’Équilibre alors que nous n’effleurons qu’à peine la notion que cela représente.
Entends le brouhaha constant dans lequel tu vis… ton coeur à oublier le silence et le goût de juste Être. Sois, et vis, sans quoi demain n’a pas de dessin.

Ce texte est soumis aux droits d’auteur

Les feuilles d’automne

Quelle originalité… et non, je ne parlerai pas de la saison des feuilles tombantes et des colchiques qui fleurissent, mais de mes projets en cours et à venir.

Parce que cette année fut calme pour moi en matière de publications littéraires, je voulais vous expliquer le pourquoi, le comment et le quand.

J’ai sorti cette année Annales du monde oublié, un recueil de nouvelles illustré (avec talent par ma merveilleuse épouse : Emmanuelle Delouhans). Et ce fut la seule de l’année, alors que j’avais prévu de terminer et de vous dévoiler les trois derniers tomes de ma série : Les Affres!

« Mais pourquoi ce choix terrible, cette attente interminable et cette torture insoutenable? », me direz-vous. Parce que j’ai pris la décision de quitter le service d’aide à l’édition BoD pour transférer toutes mes oeuvres sur Amazon. Je salue le travail de cette équipe formidable qui travaille pour BoD, et mon choix n’est pas dû à une déception par rapport à eux, mais à des raisons purement financières. Le coût de la publication Amazon est infime et me permet de garder la totalité de mes droits, sans contrat me liant à qui que ce soit.

Donc voilà j’ai mis en pause mes publications, sans pour autant mettre de côté l’écriture, puisque cette année 2019 m’aura permis de terminer la rédaction de mon roman historique traitant de la piraterie et des tomes 4 et 5 des Affres. Le tome 6, le dernier de cette série, en étant déjà à la moitié.

À quoi vous attendre pour mes prochaines sorties alors?

Premièrement, une nouvelle qui intègrera le recueil des Plumes indépendantes qui sortira en novembre. Ensuite, mon roman pirate vous sera présenté début 2020. Je prépare un joli livre avec le concours d’Emmanuelle qui vous dévoilera quelques illustrations inédites qui y seront intégrées. Puis, ressortira l’intégralité des tomes des Affres. Oui oui, vous avez bien lu, vous pourrez trouver les trois tomes manquants à cette saga dystopico fantastique dans l’année qui vient 🙂 pour terminer l’année par la réédition en trois tomes d’Éden, comme elle devait se faire à l’origine, et ce avec de toutes nouvelles couvertures.

Pour ce qui est des projets inédits. Je suis en train de travailler un roman sur la jeunesse du personnage principal d’Éden. Je suis super content de retourner dans ce monde complètement imaginaire, mais cela demande beaucoup de travail pour que ce soit accessible à un public jeune (j’ai tendance à écrire pour adultes, mais ce projet est dédié à mon filleul qui rentre juste en adolescence…)… affaire à suivre.
Puis il y a également la suite d’Indomptables qui prend forme doucement. Le second volet verra Kate devenir narratrice de son histoire. Vous retrouverez David et Ève, mais vous pourrez aussi en découvrir bien plus sur le passé de la belle peintre brune. 😉

Voilà voilà pour ce qui est de mes projets. J’ai hâte de vous présenter tout ça au fur et à mesure! En tout cas, merci à ceux qui suivent tout ça et qui me font l’honneur d’être curieux de ce que j’ai à dire et à rêver!

Beau dimanche 😉

 

Réquisitoire pour le pouvoir des mots

Pourquoi est-ce que j’écris ?

C’est une question que l’on m’a déjà posé et à laquelle je n’ai pas de réponse définie.
Mais si je devais tenter de mettre des mots sur ce besoin irrépressible d’attraper un morceau de papier à noircir, je dirais que j’écris parce que je crois que les mots sont les seuls vecteurs d’idées et de rêves depuis la nuit des temps.

L’Homme a transmis son savoir et son Histoire par le biais d’une tradition orale, qui nous permet aujourd’hui de connaitre des fragments de ce passé lointain. Puis, l’écriture est apparue et l’on s’est rendu compte qu’il s’agissait sans doute d’une manière plus sûre d’assurer la pérennité de ces récits. L’écriture a toujours eu ce caractère sacré qu’elle semble perdre au fil du temps. On prêtait aux runes des propriétés magiques. L’écriture et la connaissance ont été longtemps réservées aux hommes d’Église.
L’imprimerie a révolutionné le rapport de l’homme à l’écriture et à la connaissance. Longtemps l’apanage à l’élite, le peuple commença petit à petit à y avoir accès. Les écrits se transformèrent et l’on put découvrir le pouvoir des mots comme vecteurs d’art et de rêves. La poésie côtoyait l’Encyclopédie, les voyages au centre de la Terre se taillaient une part de la gloire des Mémoires des Grands Hommes.

Vous pardonnerez ce petit élan d’historique (très rapide et vulgaire) de l’écriture, mais tout cela pour pointer du doigt que toutes les grandes évolutions, tous les bouleversements de l’humanité, ont été poussés par la force des mots. Encore aujourd’hui, les mots sont là pour nous dicter leurs lois. La publicité les utilise pour manipuler nos inconscients aussi bien sinon mieux que nos politiques, les médias nous inondent de champs lexicaux réfléchis pour maintenir nos niveaux de concentration sur ce que leurs rédacteurs décident. On fustige les petits auteurs indépendants lorsque l’on glorifie les quelques élus qui ont l’honneur de se faire choisir par le sacro-saint comité de lecture de telle ou telle grande Maison.

Le pouvoir des mots est immense et je trouve que ces dernières années, une sorte de censure douce tend à s’imposer insidieusement. Un « politiquement correct » avec lequel on nous bassine pour nous dicter ce qui se dit ou ne se dit pas. Et si j’ai un jour choisi d’écrire, c’était par amour pour la liberté d’expression. C’était avec une volonté farouche de dire mes rêves, de chanter mes idées, d’exprimer ce que mon coeur et ma raison me dictent.

Mes écrits, derrière des scénarios d’aventures fantastiques ou de romances atypiques, distillent mes pensées, décrivent des mondes, appellent à l’Équilibre. Je n’ai pas la prétention d’avoir la mission de transmettre mes idées, mais je crois que lorsque l’on a quelque chose à exprimer, il ne faut pas hésiter, car personne ne le fera pour vous. Que ce soit par l’art, l’écriture, le cinéma, la peinture, le journalisme… peu importe. Seul compte la liberté de dire ce que l’on a envie de transmettre.



Le véritable pouvoir des mots réside dans l’écho que ceux-ci auront aux coeurs de ceux qui vous liront.

 

Beau dimanche à vous, 

Il était une plume… mon avis sur la question.

Je pense que c’est le premier recueil de nouvelles que je lis. J’ai toujours aimé en écrire, mais j’avais des réticences à en lire. Et vu que j’y ai participé en tant qu’auteur, c’était la moindre des choses que de le découvrir.

Grand bien m’a prit!

Si vous vous décidez à découvrir Il était une plume… vous partirez à la découverte d’univers aussi différents les uns que les autres. Le montage, réalisé par Loli Artesia, est d’une harmonie surprenante. Je ne me suis pas ennuyé une seconde et je me suis même surpris à tourner les pages en soif de continuer.

Donc que trouverez vous dans ce recueil ?

Des plumes et des mondes à découvrir. Quatorze auteurs se sont réunis pour vous fournir une expérience unique. Que cela soit bien clair, je n’ai aucun intérêt à vous vendre ce recueil et à ne pas être honnête sur son contenu, je ne touche pas de droits dessus et je n’ai pas de commission pour la pub, mais j’ai eu la curiosité de découvrir mes collègues, et je tenais à le partager avec les curieux qui, d’eux même, n’auraient pas passé le cap de l’acheter.

Je vais donc vous détailler chacune de ces nouvelles, en espérant ne pas en dire trop, mais assez pour vous faire saliver:

Plume rebelle:

Pierre Thiry nous embarque dans une folle course qui vous fera presque perdre haleine. Les mésaventures de sa plume vous prennent au tripes. Aux amoureux des hasards de la vie et aux curieux des notes de bas de page, cette nouvelle est faite pour vous. En tout cas, elle a trouvé son écho en moi.

Lettres en héritage :

Agnès de Cize alterne son récit avec des éclats de lettres du passé. Un passé qui laisse une trace indélébile dans la vie de ce vieil homme, un blessé de la vie qui m’a ému par son histoire et par sa nostalgie.

La Plume et la harpie :

Ah la magie d’un songe… ou d’un voyage… Cette nouvelle a fait frémir le Rêveur qui est en moi. Une histoire qui présage une adaptation en roman passionnante, qu’il me tarde de découvrir. Merci Érika Boyer pour ce voyage au rythme d’une plume qui traverse les mondes.

Quand le destin frappe à la porte :

Le dessinateur G! Nous fait vivre le réveil difficile d’un lendemain de soirée. Une plume efficace et fluide qui laisse bien voir le caractère de cet homme dont la sensibilité et l’humour transparaissent dans cet exercice qui n’est pas le sien à l’origine. Bravo !

Plume solitaire :

Que d’émotions à tourner les pages pour suivre cet auteur tombé dans l’oubli, qui n’aspire qu’à une chose : retrouver sa muse. L’histoire d’une amour-passion dans lequel je me suis tant retrouvé. Audrey Martinez a su m’émouvoir à travers ses lignes et sa plume délicate.

La légèreté du Non-Être :

C’est avec poésie que Tia Wolff nous emporte dans la chute de sa plume. Un voyage épique et terrible qui offre une parenthèse contemplative dans un style d’une douceur à suspendre le souffle.

La plume manquante :

Oh quel voyage surréaliste dans cet univers unique, où l’on court après la plume manquante de cet oiseau étrange. Une nouvelle onirique dans laquelle on se plonge jusqu’à se retrouver tacheté de couleurs visqueuses en quête de… de quoi déjà ? Merci Loli Artesia pour cette histoire dans ton monde « caleïdoscopique« .

À hue et abysses :

La plume d’Attila Valpinson est singulière, efficace, tranchante. L’auteur joue avec les mots avec une aisance déconcertante et une maitrise de la langue de Molière à en faire pâlir un lapin albinos. Une plume exigeante qui, une fois la surprise passée, vous embarque dans l’aventure de ce pêcheur et sa Vénus, à un rythme effréné.

Comment le chien apprivoise une p’tite plume :

Franc Jane Cavalier nous fait vivre et ressentir ce que nos amis à quatre pattes peuvent nous faire partager. Une aventure canine douce et joyeuse qui donne le sourire.

Plume Noire :

Lou B Simone nous emporte entre France et Sénégal, à la découverte du choc des cultures, des couleurs, des destins de jeunes rêveurs. Un ode à la différence et au partage.

Ma première plume :

Quel joli conte initiatique que nous livre Chris Red. Une discussion entre un grand père et son petit fils, pleine de sagesse et de tendresse. Un instant hors du temps.

Plume :

La sensualité de ce récit est à couper le souffle. Flore Avelin nous invite à boire un verre dans un bar, et à partir à la rencontre d’une danseuse bouleversante. Qui n’a jamais vécu cet instant suspendu, où les âmes se rencontrent le temps d’une danse ?

Vortex :

Je n’aime pas les descriptions. Et Hilda Alonso vient de me passionner pour les siennes. Cette nouvelle nous fait suivre les pensées de la dernière plumassière de Paris, dans un vortex de couleurs, de textures. Un tournis hypnotique.

Pour conclure :

Je n’aurais pas parlé de ma nouvelle autobiographique, « Échos ». Vous comprendrez pourquoi, je serais mauvais juge de sa qualité.

Vous avez compris, j’ai passé un moment particulièrement agréable à découvrir ce recueil que je vous invite à lire à votre tour. Les ventes sont au bénéfice de l’association des Plumes Indépendantes, dont vous trouverez une présentation sur la page que je leur ai dédiée. Alors n’attendez plus, foncez sur Amazon pour nous rejoindre dans cette belle aventure.

LIEN D’ACHAT ICI

Moi je vous dis, à très vite.

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Un salon pas comme les autres

Bonjour à tous !

Après avoir traversé deux régions et huit départements, parcouru 777 km en deux jours, perdu une heure dans les bouchons à Foix… dormi 4h30, vécu une magnifique journée de plus de 11h et être rentré à minuit dimanche pour retrouver ma femme, mes petites canailles à quatre pattes et mon lit, je reviens enfin pour vous raconter cette journée de salon du livre des Plumes Indépendantes.

Le périple en a valu la peine. J’ai profité du fait de partir la veille pour faire un crochet très (TRÈS) rapide à Tarbes et croiser mon frère et ma belle sœur. Ce qui m’a permis de ne me lever qu’à 5h45 pour prendre la route qu’il me restait à parcourir. J’adore voir en direct le lever du jour. Alors que le brouillard s’était bien installé depuis plusieurs kilomètres, la clarté s’est mise à percer à travers ce rideau de brume de plus en plus clair. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à Captieux (33). Une petite ville charmante qui se trouvait être l’écrin de cette première édition du Salon des Plumes.

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A mon arrivée, certains étaient déjà présents et s’installaient dans le calme. Loli Artésia m’accueillit avec la gentillesse et la douceur qui la caractérisent, et me montra mon stand pour la journée. J’y ai donc installé mes affaires, avant de m’atteler à faire connaissance de quelques collègues, autour d’un café. J’ai eu le plaisir de débuter cette journée en rencontrant (en chaire et en os), Erika Boyer, Chris Red, Tia Wolff, Hilda Alonso, Attila Valpinson, Shana Keers, Frany Jane Cavalier et son mari, ainsi que Laurent Rétoret.

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Les autres exposants ne tardèrent pas à faire leur entrée. J’ai retrouvé avec plaisir Flore Avelin, qui fut ma voisine de stand toute la journée, puis nous avons terminé tous nos préparatifs.

Avant l’ouverture au public, nous nous sommes mis à l’écart avec Laurent Rétoret et Hilda Alonso, afin de répéter notre lecture théâtralisée du soir. Un moment de complicité entre auteurs, ainsi qu’une belle découverte de la plume de Laurent, sous une autre forme, ainsi que de la voix « à la Fanny Ardant » d’Hilda ^^.

Puis tout commença. Nous avons débuté par une table ronde sur la liberté d’écriture, et j’ai eu le plaisir d’y être interrogé par Flore, avec Frany et Yannick Giammona. Une occasion de parler de notre vision de ce qu’est la liberté d’écrire, de se publier, et de la responsabilité, ou non, que doit porter un auteur par rapport aux sujets qu’il aborde. Nous en avons profité pour parler de nos différentes manières de nous auto-publier : Frany par un imprimeur indépendant, Yannick par Amazon KDP, et moi-même par Book On Demand, dont je fus l’heureux ambassadeur, avec ma consœur, Flore, lors de cette journée.

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En déambulant un peu, vous auriez pu y voir un arbre à poème, pour y lire de petits textes au rythme du vent, mais aussi l’exposition « Délires en noir et blanc » de G!, un personnage haut en couleur (malgré le titre de l’expo), avec qui j’ai également eu le plaisir d’échanger quelques mots.

La matinée se déroula timidement, en matière de visiteurs, mais cela nous a permis à tous de prendre le rythme, avant qu’un certain nombre de curieux finissent par faire leur entrée. J’ai eu le plaisir d’échanger avec des lecteurs en demande de découvrir nos univers, nos façons de penser. La salon fut ponctué d’interventions et d’activités, réparties entre la salle où nous étions, le cinéma juste à côté, et la médiathèque. L’ambiance chaleureuse et les partages que nous avons pu avoir, que ce soit entre auteurs, ou avec nos lecteurs et futurs lecteurs, ont fait de cette journée un véritable moment de plaisir. J’ai eu également la joie de discuter avec Aurélie, du blog Des livres et moi, avec qui nous nous avons discuté des différents salons qu’elle avait eu l’occasion de visiter.

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Aurélie et Eden 🙂

Notre lecture théâtralisée s’est déroulée à merveille. Une expérience qui ne me mettait pas à l’aise à l’origine, mais pour laquelle j’ai pris un plaisir certain. Puis peu à peu, les visiteurs se sont retirés, et l’heure de remballer arriva. Ce dimanche ensoleillé était passé à une vitesse fulgurante. Nous avons rangé rapidement la salle, pour tenter d’aider au maximum nos deux organisatrices qui, il faut le dire, ont réussi à orchestrer à merveille cette première édition. Une expérience à renouveler, des personnes magnifiques avec qui échanger, que je vous souhaite de découvrir, par leurs plumes… et en vrai.

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Nos hôtes : Loli Artésia et Erika Boyer

Je n’ai hélas pas pu vraiment parler avec tout le monde, mais je vous invite à découvrir tous ces auteurs. Un mélange hétéroclite de styles, d’univers et de personnalités toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Vous pouvez tous les retrouver ici.

Voilà pour ma petite expérience avec les Plumes Indépendantes. Je vous souhaite une magnifique journée, et je vous dis à très vite.

Bien à vous

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L’Équilibre

Bonjour à tous, j’espère que vous vous portez bien ! J’avais envie, aujourd’hui, de vous partager ma pensée du moment. Une réflexion que je me suis faite ces dernières semaines, en revoyant quelques films, et en faisant un point sur ma vie…

La littérature et le cinéma, et tout particulièrement les récits fantastiques et fantasy, ont cet attrait commun que derrière un décor plaisant et fantasmagorique, ils transmettent un message, une idée.

J’ai revu il y a peu des films comme Dracula, de Francis Ford Coppola, qui a pour message principal que l’amour est intemporel. Ou encore Matrix, qui nous pousse à réfléchir sur la réalité et donc, sur ce qui mérite, ou non, d’être vécu. Il est d’ailleurs très amusant de voir qu’une industrie aussi prolifique et intégrée à la société de consommation comme le cinéma, transmette ce message de « recentrage » sur l’essentiel.

L’intelligence de l’anticipation.

Plus le temps passe, et plus je suis émerveillé par l’intelligence des auteurs de science fiction qui, des années plus tôt, nous prévenaient déjà des dérives de notre société, des dangers de l’hyper-connectivité… entre autres choses. Regardez La nuit des Temps, de Barjavel, qui évoque une société ancienne, ayant trouvé le secret de l’énergie universelle, qui permet que « ce qui n’existe pas, existe » (Équation de Zoran). En pleine guerre froide, alors que les prémisses de mai 68 grondent, Barjavel a déjà décrit les conséquences inévitables de la politique des années 60, et précédentes… Lorsque j’ai relu ce livre cet été, j’ai été marqué par la résonance que pouvait avoir cette histoire aujourd’hui. Alors les auteurs sont ils des visionnaires ? Peut être… ou le monde ne change-t-il finalement jamais ? C’est sans doute aussi vrai !

S’il y a une chose, dans chacune de mes histoires, qui a une place centrale, et qui est le fil rouge de toute mon œuvre, c’est la recherche de l’Équilibre. Mais quel Équilibre ? Et surtout, y a-t-il un secret pour le trouver ?

L’Équilibre que je défends personnellement

C’est la découverte et l’acceptation de soi, pour commencer. Parce que lorsque l’on regarde un peu tous ces héros que l’on nous décrit dans les films ou les romans, il s’agit souvent de personnages dont la destinée fabuleuse, vise à servir un but plus grand qu’eux même. Un but universel. Et ce, en partant en quête d’un sens à la vie.
Mais notre existence a-t-elle besoin d’un sens ? Le sens de l’existence n’est il pas juste de vivre notre vie dans l’instant présent, d’être tout simplement ? De profiter de chaque seconde pour se trouver soi-même et par extension, permettre à ceux que l’on aime de s’épanouir ?

Je réfléchis beaucoup à ce sujet, et j’essaye de distiller le fruit de mes réflexions, ou du moins mes questionnements, à travers mes histoires. Hautement philosophique, me direz-vous… mais j’ai cette intime conviction que réfléchir à ces idées, fait partie de cette quête d’Équilibre.

Tout comme la recherche d’une hygiène de vie, par exemple.

Je fais sourire quelques personnes en racontant qu’en deux ans, j’ai perdu 10kg. Alors, pour tout dire, je n’avais pas de problème de surpoids et c’est sans doute ce qui les fait sourire, mais j’ai changé mon alimentation, en réaction à l’écoute que j’ai faite de mon propre corps. Eh bien oui, certaines choses me faisaient mal à l’estomac, je les ai supprimées. Ça n’est qu’un exemple, mais ce détail a son importance. Pourquoi continuer à agir dans un sens qui ne nous fait pas du bien ? Pourquoi ne pas réfléchir et trouver une solution, pour améliorer notre quotidien ? Je n’ai donc fait aucun régime, j’ai continué mon activité physique (je balade mes chiennes en montagne à peu près tous les deux jours), supprimé quelques éléments de mon alimentation, et suivi les conseils de J.B Rives sur le jeûne intermittent (le principe est de laisser son système digestif au repos un certain temps dans la journée). Mon objectif n’était pas de perdre du poids (c’est un bonus que je prends sans me plaindre ^^), mais bien de trouver un Équilibre alimentaire, pour que mon corps se sente bien. Car comme je l’ai dit plus haut, je pense que Vivre, c’est profiter de l’instant présent. Et pour en profiter, encore faut-il être en forme pour !

Petite incursion dans ma vie privée.

Ma femme n’a pas d’emploi. C’est un choix que nous avons fait ensemble, suite aux nombreux changements professionnels que j’ai eu, qui firent que nous ne faisions que nous croiser, à une époque. Nos réflexions nous ont amenés à nous dire, que notre but de vie n’était pas de gagner de l’argent à tout prix, si cela était au dépend de notre amour et de notre vie tout court. Beaucoup ne comprennent pas cette décision. La société voudrait que chacun ait un emploi, pour être utile. Mais être utile à quoi ? A qui ? A un patron qui fait fructifier son entreprise contre un modeste salaire ? Bien sûr, je travaille pour payer les factures… mais ma femme ne travaille-t-elle pas ? Pensez-vous vraiment qu’elle passe ses journées à se tourner les pouces ? Non ! Elle se charge de notre vie quotidienne. elle développe notre Équilibre de couple. Je dis souvent que je ne fais rien à la maison. Et c’est en partie vrai. Lorsque nous nous retrouvons tous les deux, nous vivons. Nous partageons nos passions, nos envies, nos projets. Je ne dis pas que c’est le secret de l’Équilibre, mais c’est le secret de NOTRE Équilibre. A chacun de trouver le sien.

L’important, à mon sens, est de se demander : « qu’est-ce que l’essentiel, pour moi ? »

Merci d’avoir lu ce voyage au centre de mon cerveau…

Je vous ai un peu raconté ma vie et mon état d’esprit, mais j’avais envie de partager cette petite pensée du jour avec vous.

Je vous souhaite à tous, une merveilleuse journée,

Bien à vous,

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