Archives de catégorie : Ma vie d’auteur

Indomptables : Mes personnages

Ève:

Descendante d’Artémis dans Jolly Roger (eh oui, mes romans sont tous liés, de plus ou moins près – pour découvrir Artémis, suivez ce lien) est une jeune femme dynamique, enjouée, bienveillante, qui pourtant sait tout aussi bien faire preuve de fermeté lorsqu’il s’agit de ses affaires. Elle tient une agence d’Escort de luxe dans laquelle David travaille.

Ce personnage m’a été inspiré par l’une des personnes de mon entourage, tant par son physique que par son caractère. Comme je le dis souvent, les écrivains s’inspirent des fragments de vies qui les entourent, mais l’on peut dire qu’Indomptables est le roman dans lequel j’ai mis le plus de moi, de mes valeurs, de mes expériences et de ma vie.

Ayant un vrai visage incomparable, j’ai eu du mal à trouver une actrice qui pourrait vous présenter au mieux Ève, et j’ai revu Despérados de Michel Rodriguez et Salma Hayek m’a parue un bon compromis.

David:

Escort par choix et depuis qu’il peut le faire, il vend son corps et son temps pour l’argent, sans que cette activité ne lui pose de problème de conscience. C’est un homme au caractère appuyé, mais d’une douceur et d’une sensibilité qui en fait un collaborateur de talent pour Ève. Il ne croit pas en l’amour, mais ses rencontres vont lui faire changer de regard.

C’est lui qui raconte l’histoire d’Indomptables, à la première personne, donc je ne vous en dis pas trop, foncez le découvrir!

Matt Bomer pourrait donner ses traits à David.

Kate: ATTENTION SPOILER

Kate est la femme légitime d’Ève. C’est une artiste peintre qui expose un peu partout dans le monde. Son atelier principal se trouve à New York, et sa vie professionnelle la pousse d’avion en avion.

Kate est polyamoueuse depuis toujours. Elle a eu des débuts difficiles dans sa relation de couple avec Ève, qui ne comprenait pas vraiment cette façon de penser l’amour. Elle a fini par l’accepter et laisser Kate libre de vivre ses relations multiples. C’est Kate qui mènera Ève et David vers les réflexions qui leur permettront d’assumer les sentiments étranges qu’ils développent l’un et l’autre.

Ce personnage m’a également été inspiré par une personne proche. Une partie de son histoire, son caractère assez unique, son physique…

Kristen Stewart, avec cette coiffure et son caractère libre et vif, ferait une parfaite Kate.

Retrouvez Indomptables dans ma boutique, dans tous les formats

Jolly Roger: Mes personnages

Les personnages d’un roman sont essentiels. En tant qu’auteur(e)s, nous vivons avec eux pendant de longs mois, voir des années. Ils sont des fragments de nous-même et de ceux qui nous inspirent, tout cela savamment mélangé pour créer de véritables personnes complexes, pleines de la vie qu’on leur insuffle.

Je me suis dit que ça serait une bonne idée de vous présenter quatre personnages centraux de Jolly Roger, accompagnés de photos d’actrices et d’acteurs qui m’ont inspiré.

Vous pouvez retrouver Jolly Roger dans ma boutique, en version numérique ou en papier. La version brochée étant illustrée par Emmanuelle Delouhans est disponible en préachat. Il vous sera envoyé dès le 8 juin, date de sortie officielle.

Philippe D’Harcourt:

Philippe est le personnage principal de cette aventure historique. Fils bâtard d’un noble français, il a servi dans l’armée du Roi-Soleil et souhaite s’éloigner de l’Europe qui s’embrase une nouvelle fois. Pour fuir une guerre, il s’engage dans une autre: la guerre de courses aux Antilles. Son but? Atteindre cette terre paradisiaque et vivre sa vie, libre, enfin…

Philippe est un homme un peu mystérieux, sur  la réserve. Les dégâts de la guerre sur son corps et son âme en font un homme sensible, mais dont la force de caractère et la volonté sont sans faille.

J’ai aimé écrire ce personnage, car il a ce quelque chose de doux et de sauvage, ce côté torturé qui en fait quelqu’un très porté sur la réflexion et l’introspection.

Cette photo d’Hugh Jackman plus jeune correspond à l’image que je m’en fais. A quelques détails que vous pourrez découvrir dans le roman…

« Je veux être libre d’être. Je veux pouvoir
choisir mon destin sans avoir à rentrer dans les cases que d’autres ont préparées
pour moi, fussent-elles confortables et dorées. »

Philippe D’Harcourt

Athénaïs de Courbon:

Cette jeune femme pleine de fougue fuit son propre père. Elle a fait la rencontre de Philippe qui la prend sous son aile pour l’aider dans son retour aux origines. Son physique ne laisse pas deviner que sa mère était une indigène, et pourtant, Athénaïs veut retourner aux Antilles, terre de ses ancêtres.

Elle est jeune, elle est belle, elle refuse qu’on l’enchaîne à un quelconque patriarcat et veut vivre sa vie comme elle l’entend. Pour réussir sa quête, elle n’hésite pas à se déguiser en homme et à accomplir ses tâches à bord du navire, afin de ne pas être inquiétée.

Barbara Palvin pourrait incarner ce personnage qui veut croquer la vie à pleines dents.

« Et me retrouver enfermée dans le carré des officiers ?
Tu trouves ça moins risqué ? Non, je serai ton serviteur, et simple
matelot, je veux apprendre à naviguer auprès des vieux loups de
mer que tu recruteras. Trouve-moi un bon maître, avec de
l’expérience. »

Athénaïs de Courbon

Emmanuel Wynne:

Une légende dans le monde de la piraterie. Le premier a hisser le fameux pavillon noir, d’après les sources historiques. C’est de ce personnage que tout est parti. J’avais écrit la nouvelle Jolly Roger, dans les Annales du monde oublié, et j’en ai fait la version réaliste d’un capitaine crochet que l’on aurait diabolisé, juste parce qu’il était pirate.

Emmanuel Wynne est secret, charismatique. Il ne semble douter de rien et tente d’emporter avec lui toutes les âmes perdues qui veulent étancher leur soif de liberté, dans une vision d’un nouveau modèle.

Christian Bale, sur cette photo, incarne parfaitement cette aura que j’imagine pour Emmanuel.

« Nous avons rameuté des fidèles assoiffés de la vraie liberté. Nous
devons maintenant les organiser pour atteindre notre but : changer
la face du monde et construire un nouveau modèle. Et j’ai besoin
de vous pour y parvenir ! »

Emmanuel Wynne

Artémis:

Une femme ténébreuse, sensuelle et mystérieuse. Elle tient d’une main de fer une maison close à Basse-Terre, et c’est dans cette maison qu’elle fait la rencontre de Philippe. De cette rencontre dépendra bien des choses qui scelleront leur avenir commun.

Malgré la cicatrice qui barre son visage, personne ne remet en question sa beauté. Ses yeux noirs envoûtent tous ceux qui croisent son regard. Aussi secrète que la mer elle-même, cette femme fatale va bouleverser l’existence de Philippe.

J’ai découvert Lisa Bonet dans Angel Heart (1987) il y a quelques semaines, et sa prestation m’a fait terriblement penser à elle pour faire vivre mon Artémis.

« Je suis celle que je suis. Avec une histoire,
avec des pensées, avec des désirs. Pourquoi ne pas l’assumer ? »

Artémis

Une aventure

Une recherche de soi

Une révolte…

Êtes-vous prêts pour hisser le Pavillon noir?

Pouvons-nous encore?

« Femmes, je vous aime. Peut-on encore seulement dire cela? J’ai l’impression qu’aujourd’hui, le féminisme a tué l’amour des femmes et la galanterie. Oh ne vous méprenez pas, j’ai pour le sexisme et les maltraitances faites aux femmes le plus grand dégoût, mais j’ai peur qu’à mesure que le temps passe, l’on apparente certains actes de bonté et de tendresse, à du sexisme ordinaire. Je veux pouvoir tenir la porte à une dame, lui sourire, la saluer et même, pourquoi pas, pouvoir lui dire qu’elle est belle, sans sous entendu, juste par sincérité, comme on le dirait d’une étoile que l’on trouverait plus brillante qu’une autre. Je veux pouvoir avoir le droit d’aimer les corps que j’aime, sans me faire taxer d’être le produit d’une société qui me dit ce qui est beau ou ce qui ne l’est pas. Je veux pouvoir être libre, sans que la liberté des unes devienne une prison pour moi. J’ai peur qu’une branche du féminisme dérive vers une bien-pensance rétrograde inversée.
Cela n’empêche que je soutiens le combat qui est celui des femmes, de lutter pour l’égalité de nos droits qui, aujourd’hui, ne devraient même pas faire l’objet d’un tel scandale tant il devrait être naturel d’avoir acquis cette évidence. Je veux juste être libre d’aimer les femmes, sans intention, sans idée, juste aimer… inconditionnellement. »

Cette réflexion sur l’évolution des pensées autour du sujet du féminisme m’est venue il y a longtemps et j’avais laissé de côté ce petit texte par crainte de ce que certains pourraient dire de ma façon de penser. Mais qui aurait bien le droit de définir à ma place ce que je peux penser ou exprimer?

Cela me rappelle une autre chose qui m’a heurté il y a quelques semaines. J’ai pris conscience que nous sommes devenus de plus en plus prudes. Derrière des discours de liberté et d’ouverture, l’on censure petit à petit des choses qui, il y a quelques années, étaient monnaie courante. J’ai été marqué par cela lorsque j’ai comparé une série que je regardais il y a quelques semaines, avec des films des années 80-90 que j’ai eu le plaisir de revisionner pendant ce confinement. La première évoquait le désir et l’érotisme dans le regard des acteurs et la ligne narrative, mais dès que la caméra descendait sur un fragment d’épaule nue, celle-ci se détournait dans un fondu au noir comme s’il s’était s’agit d’une scène pouvant heurter la morale. Le second débutait sur une femme sous emprise de drogue qui se dévoilait seins nus, et les jurons de l’inspecteur, la cigarette au bec, résonnant dans la pièce lorsqu’il arrive sur la scène de crime.

Je ne dis pas qu’il faut faire l’apologie de la vulgarité ni que la nudité doit être utilisée à tout va, mais je pense que cette évolution est symptomatique d’un malaise de la société envers le corps, et envers tout ce qui peut être clivant en général.
Une cigarette choque alors que Gainsbourg enchaînait les Gauloises sur les plateaux de télé. Une épaule nue choque alors qu’il n’y a pas plus naturel que les corps.
Je pense que le cinéma est justement là pour sublimer les différences, les unicités, pour choquer parfois aussi, car les évolutions de conscience passent aussi par là.
Le rôle de l’art est d’aider à ouvrir les yeux. Et j’ai peur qu’à force de lisser ce que l’on voit, l’on oublie le trésor de la diversité, le rôle de transgression des arts.

L’artiste doit pouvoir tout dire, tout faire. C’est sa place. Et de cette liberté dépend une grande part de la liberté d’expression de tous.
C’est ensuite la responsabilité individuelle qui opère. Notre libre arbitre nous permet de décider si l’on veut avoir accès à telle ou telle oeuvre.
Ce sujet revient au même problème rencontré sur d’autres thèmes : l’on préfère, dans notre société occidentale bien pensante, interdire ou fustiger plutôt que d’éduquer et de laisser le public décider pour lui même (et pas pour les autres) de ce qu’il veut voir, lire, écouter.
Alors s’il vous arrive de lire un livre qui vous dérange, refermez-le, mais ne traînez pas son auteur en place de grève. Si un film vous choque, éteignez la télévision, mais ne provoquez pas d’ire générale contre son réalisateur. Si une musique vous agresse les oreilles, baissez le volume, mais le taxez pas l’artiste de tous les maux de la terre.

Respectez l’art.
Respectez les artistes.
Respectez la liberté, tout simplement.

Pourquoi j’ai écris Jolly Roger ?

Jolly Roger (à prononcer à l’anglaise, il ne s’agit pas d’un coquet Roger)… mon dernier roman dont la version numérique vient tout juste de sortir, traite de liberté et de recherche de soi.

Je voulais vous parler des raisons qui m’ont poussé à écrire, en particulièrement cette histoire, et pourquoi les sujets que j’y aborde sont tant d’actualité ?

Une soif inextinguible :

La Liberté. C’est sans doute le sujet central de toute mon œuvre. Une liberté qui mène à l’Équilibre. Je me suis longtemps demandé d’où me venait cette rage d’être libre… j’ai eu une enfance heureuse et je n’ai vécu aucun traumatisme (du moins que je garde en mémoire). Mais je me souviens de moments où je me suis senti floué, pas respecté. Lorsque j’étais enfant, je rêvais de pouvoir avoir le droit d’exprimer mes avis, et surtout d’avoir la capacité de les exprimer de façon à être pris au sérieux. Sans doute cette volonté m’a-t-elle tenue et me tient encore aujourd’hui. Ce besoin de me savoir libre de dire et de faire ce que veux. Les restrictions qui viennent avec l’enfance sont terminées, place à une soif toute adulte !

Les pirates :

J’ai toujours été fasciné par les aventures mettant en scène des pirates. Mais un détail me chiffonnait toujours : quel intérêt de ne vivre que pour amasser de l’or que l’on ne pourra, de toute manière, pas dépenser puisque l’on est des hors-la-loi ? Je me suis alors demandé quelle volonté pouvait pousser ces hommes et ces femmes à vivre en marge de la société des XVIIèmes et XVIIIèmes siècles. Et j’ai imaginé, après plusieurs recherches historiques, une piraterie qui se rapprocherait plus d’une révolution libertaire que l’Histoire aurait passée sous silence, qu’un simple groupe de pillards.

Un attachement profond à la démocratie :

Voilà un sujet qui mérite que l’on s’y penche. Car les accrocs au pouvoir du peuple sont nombreux… vous comprenez pourquoi je dis qu’il s’agit d’une histoire qui traite de l’actualité ? Je suis très surpris des commentaires que je vois parfois, sur l’utilité du vote ou sur le scandale que le maintien d’élections peut être un sujet négatif. Et même si je comprends les arguments qui accompagnent ces commentaires, je ne peux m’empêcher de me dire que ça n’est pas en démissionnant que l’on règle les problèmes. Que c’est même sans doute en en faisant plus que l’on peut participer, à notre mesure, à l’amélioration des choses et au fait que nous soyons maîtres de nos destins. Je ne parle pas de politique. Pas comme on l’entend. Je parle d’être acteur de notre vie, de la vie collective, et d’être porteur d’une vision qui, elle le doit, contribue à nos libertés.

La peur de l’autre :

Une amie chère m’a dit il y a quelques jours « je commence à avoir peur de mes congénères ». La peur de l’autre est la base fondamentale de tous les conflits, j’en parlais dans mon précédent article. La peur de la différence en particulier. Guerres de religion, guerres d’idéologies, toutes ont été motivées par la crainte que l’on a de ce que l’autre est différent, et de ce que cela implique dans l’équilibre d’une société. Je voulais parler de cette peur, et je me dis que ce sujet prend encore plus d’ampleur aujourd’hui, lorsque ce sentiment s’étend, au-delà de l’idée, à notre santé. Ne tombons pas, malgré les risques, dans la peur et la stigmatisation. Ne soyons pas les acteurs d’une nouvelle « guerre » où, pour le coup, tout le monde devient l’ennemi.

Une aventure :

Parce que les sujets de fonds sont une chose, mais qu’on lit aussi pour se détendre, j’ai voulu faire de ce livre une vraie aventure. Un parcours de vie qui nous montre les aléas de l’existence de ce personnage qui se bat pour faire de sa vie ce qu’il entend.

 

Voilà…

J’espère que ces quelques mots auront piqué votre curiosité pour lire Jolly Roger, et mes autres écrits bien sûr 😉 si vous avez des questions, des commentaires, n’hésitez pas.

Si l’aventure vous tente, vous pouvez trouver la version numérique de Jolly Roger ICI.

Dans l’ebook, un code promo vous attend, à utiliser dans ma boutique sur la version papier, illustrée par Emmanuelle Delouhans, de ce même roman (lorsque je pourrai reprendre l’édition papier : fin de confinement).

 

Je rêve…

Je rêve et je m’enfuis… non pas pour tourner le dos à la réalité ou nier les problèmes auxquels je dois faire face, mais parce que le rêve est le terreau de toute création.

Jules Verne avait rêvé un siècle en avance le fait que l’Homme marcherait un jour sur la Lune. Orwell dénonçait en 1948 l’espionnage gouvernemental dont le principal scandale éclata en 2013. Les auteurs de science-fiction d’hier inspirent les scientifiques d’aujourd’hui pour créer les technologies que l’on découvre au jour le jour, pour le bien, comme pour le pire.
Le rêve est la source de toutes les avancées, et combiné aux mots, il devient une arme de création terrible.
J’aime créer des mondes imaginaires, des histoires qui nous transportent à distorsion maximale jusqu’aux confins de l’univers. J’aime imaginer un monde ou la magie existe, non pas pour nous faciliter la vie, mais parce qu’il serait magique d’atteindre un tel niveau de conscience de l’univers, pour en distordre la réalité.

Je rêve et je voyage sans avoir à prendre l’avion, dans des contrées plus merveilleuses que je ne saurais voir, puisque tout part de mes fantasmes, de mes désirs les plus forts.

Alors, rêvez. Laissez-vous voyager par vos esprits enfantins. Cessez de croire que grandir revient à prendre racine dans ce qu’il y a de plus rationnel. Bien au contraire… Grandir, c’est prendre conscience que le rêve est tout ce qui compte, pour se donner l’espoir et le moyen, d’en faire un jour une réalité.

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Les feuilles d’automne

Quelle originalité… et non, je ne parlerai pas de la saison des feuilles tombantes et des colchiques qui fleurissent, mais de mes projets en cours et à venir.

Parce que cette année fut calme pour moi en matière de publications littéraires, je voulais vous expliquer le pourquoi, le comment et le quand.

J’ai sorti cette année Annales du monde oublié, un recueil de nouvelles illustré (avec talent par ma merveilleuse épouse : Emmanuelle Delouhans). Et ce fut la seule de l’année, alors que j’avais prévu de terminer et de vous dévoiler les trois derniers tomes de ma série : Les Affres!

« Mais pourquoi ce choix terrible, cette attente interminable et cette torture insoutenable? », me direz-vous. Parce que j’ai pris la décision de quitter le service d’aide à l’édition BoD pour transférer toutes mes oeuvres sur Amazon. Je salue le travail de cette équipe formidable qui travaille pour BoD, et mon choix n’est pas dû à une déception par rapport à eux, mais à des raisons purement financières. Le coût de la publication Amazon est infime et me permet de garder la totalité de mes droits, sans contrat me liant à qui que ce soit.

Donc voilà j’ai mis en pause mes publications, sans pour autant mettre de côté l’écriture, puisque cette année 2019 m’aura permis de terminer la rédaction de mon roman historique traitant de la piraterie et des tomes 4 et 5 des Affres. Le tome 6, le dernier de cette série, en étant déjà à la moitié.

À quoi vous attendre pour mes prochaines sorties alors?

Premièrement, une nouvelle qui intègrera le recueil des Plumes indépendantes qui sortira en novembre. Ensuite, mon roman pirate vous sera présenté début 2020. Je prépare un joli livre avec le concours d’Emmanuelle qui vous dévoilera quelques illustrations inédites qui y seront intégrées. Puis, ressortira l’intégralité des tomes des Affres. Oui oui, vous avez bien lu, vous pourrez trouver les trois tomes manquants à cette saga dystopico fantastique dans l’année qui vient 🙂 pour terminer l’année par la réédition en trois tomes d’Éden, comme elle devait se faire à l’origine, et ce avec de toutes nouvelles couvertures.

Pour ce qui est des projets inédits. Je suis en train de travailler un roman sur la jeunesse du personnage principal d’Éden. Je suis super content de retourner dans ce monde complètement imaginaire, mais cela demande beaucoup de travail pour que ce soit accessible à un public jeune (j’ai tendance à écrire pour adultes, mais ce projet est dédié à mon filleul qui rentre juste en adolescence…)… affaire à suivre.
Puis il y a également la suite d’Indomptables qui prend forme doucement. Le second volet verra Kate devenir narratrice de son histoire. Vous retrouverez David et Ève, mais vous pourrez aussi en découvrir bien plus sur le passé de la belle peintre brune. 😉

Voilà voilà pour ce qui est de mes projets. J’ai hâte de vous présenter tout ça au fur et à mesure! En tout cas, merci à ceux qui suivent tout ça et qui me font l’honneur d’être curieux de ce que j’ai à dire et à rêver!

Beau dimanche 😉

 

Un salon pas comme les autres

Bonjour à tous !

Après avoir traversé deux régions et huit départements, parcouru 777 km en deux jours, perdu une heure dans les bouchons à Foix… dormi 4h30, vécu une magnifique journée de plus de 11h et être rentré à minuit dimanche pour retrouver ma femme, mes petites canailles à quatre pattes et mon lit, je reviens enfin pour vous raconter cette journée de salon du livre des Plumes Indépendantes.

Le périple en a valu la peine. J’ai profité du fait de partir la veille pour faire un crochet très (TRÈS) rapide à Tarbes et croiser mon frère et ma belle sœur. Ce qui m’a permis de ne me lever qu’à 5h45 pour prendre la route qu’il me restait à parcourir. J’adore voir en direct le lever du jour. Alors que le brouillard s’était bien installé depuis plusieurs kilomètres, la clarté s’est mise à percer à travers ce rideau de brume de plus en plus clair. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à Captieux (33). Une petite ville charmante qui se trouvait être l’écrin de cette première édition du Salon des Plumes.

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A mon arrivée, certains étaient déjà présents et s’installaient dans le calme. Loli Artésia m’accueillit avec la gentillesse et la douceur qui la caractérisent, et me montra mon stand pour la journée. J’y ai donc installé mes affaires, avant de m’atteler à faire connaissance de quelques collègues, autour d’un café. J’ai eu le plaisir de débuter cette journée en rencontrant (en chaire et en os), Erika Boyer, Chris Red, Tia Wolff, Hilda Alonso, Attila Valpinson, Shana Keers, Frany Jane Cavalier et son mari, ainsi que Laurent Rétoret.

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Les autres exposants ne tardèrent pas à faire leur entrée. J’ai retrouvé avec plaisir Flore Avelin, qui fut ma voisine de stand toute la journée, puis nous avons terminé tous nos préparatifs.

Avant l’ouverture au public, nous nous sommes mis à l’écart avec Laurent Rétoret et Hilda Alonso, afin de répéter notre lecture théâtralisée du soir. Un moment de complicité entre auteurs, ainsi qu’une belle découverte de la plume de Laurent, sous une autre forme, ainsi que de la voix « à la Fanny Ardant » d’Hilda ^^.

Puis tout commença. Nous avons débuté par une table ronde sur la liberté d’écriture, et j’ai eu le plaisir d’y être interrogé par Flore, avec Frany et Yannick Giammona. Une occasion de parler de notre vision de ce qu’est la liberté d’écrire, de se publier, et de la responsabilité, ou non, que doit porter un auteur par rapport aux sujets qu’il aborde. Nous en avons profité pour parler de nos différentes manières de nous auto-publier : Frany par un imprimeur indépendant, Yannick par Amazon KDP, et moi-même par Book On Demand, dont je fus l’heureux ambassadeur, avec ma consœur, Flore, lors de cette journée.

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En déambulant un peu, vous auriez pu y voir un arbre à poème, pour y lire de petits textes au rythme du vent, mais aussi l’exposition « Délires en noir et blanc » de G!, un personnage haut en couleur (malgré le titre de l’expo), avec qui j’ai également eu le plaisir d’échanger quelques mots.

La matinée se déroula timidement, en matière de visiteurs, mais cela nous a permis à tous de prendre le rythme, avant qu’un certain nombre de curieux finissent par faire leur entrée. J’ai eu le plaisir d’échanger avec des lecteurs en demande de découvrir nos univers, nos façons de penser. La salon fut ponctué d’interventions et d’activités, réparties entre la salle où nous étions, le cinéma juste à côté, et la médiathèque. L’ambiance chaleureuse et les partages que nous avons pu avoir, que ce soit entre auteurs, ou avec nos lecteurs et futurs lecteurs, ont fait de cette journée un véritable moment de plaisir. J’ai eu également la joie de discuter avec Aurélie, du blog Des livres et moi, avec qui nous nous avons discuté des différents salons qu’elle avait eu l’occasion de visiter.

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Aurélie et Eden 🙂

Notre lecture théâtralisée s’est déroulée à merveille. Une expérience qui ne me mettait pas à l’aise à l’origine, mais pour laquelle j’ai pris un plaisir certain. Puis peu à peu, les visiteurs se sont retirés, et l’heure de remballer arriva. Ce dimanche ensoleillé était passé à une vitesse fulgurante. Nous avons rangé rapidement la salle, pour tenter d’aider au maximum nos deux organisatrices qui, il faut le dire, ont réussi à orchestrer à merveille cette première édition. Une expérience à renouveler, des personnes magnifiques avec qui échanger, que je vous souhaite de découvrir, par leurs plumes… et en vrai.

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Nos hôtes : Loli Artésia et Erika Boyer

Je n’ai hélas pas pu vraiment parler avec tout le monde, mais je vous invite à découvrir tous ces auteurs. Un mélange hétéroclite de styles, d’univers et de personnalités toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Vous pouvez tous les retrouver ici.

Voilà pour ma petite expérience avec les Plumes Indépendantes. Je vous souhaite une magnifique journée, et je vous dis à très vite.

Bien à vous

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Ils seront des plumes…

J – 10 avant le salon du livre organisé par les Plumes Indépendantes, l’association qui soutien l’auto édition. C’est donc le moment de vous livrer quelques infos, sur l’association, leurs actions et sur ce que vous pourrez bien voir si vous venez nous rendre visite à Captieux ce dimanche 30 septembre.

Prêts pour découvrir des auteurs aussi talentueux qu’aux univers variés ? Alors suivez le guide.

Les Plumes Indépendantes, c’est quoi?

C’est une association qui a vu le jour en novembre 2017, sous l’impulsion des auteures Loli Artesia et Érika Boyer. J’ai dédié une page de ce site à cette association que j’ai rapidement rejoint, car le dynamisme et la volonté de mettre en valeur l’auto édition, tout en permettant aux acteurs de ce secteur de s’entraider, m’ont immédiatement charmés. Sur cette page, vous trouverez les liens vers les sites des deux auteures que je viens de citer.

Alors, mettre en valeur l’auto édition, c’est bien, mais qu’est ce que les Plumes font exactement pour atteindre cet objectif affiché ?
L’association n’a beau avoir qu’à peine un an, les projets sont légion. Et encore, je suis certain que les filles nous gardent quelques surprises… nous avons débuté nos actions par la création de box littéraires, sous le nom de Feather Box. Nous en sommes actuellement à la deuxième édition, et la troisième ne saurait tarder. Surveillez les réseaux si vous êtes curieux de découvrir ce que l’on peut bien y proposer !
Le deuxième projet d’envergure, fut l’élaboration d’un recueil de nouvelles inédites. Quatorze auteurs de l’association se sont prêtés au jeu, afin de vous dévoiler Il était une plume… en août 2018. Les bénéfices sont reversés à l’association, et plus vous serez nombreux à vous le procurer, plus vous soutiendrez nos actions, plus nous pourront agir, pour l’Indépendance de l’édition.

Et enfin, le troisième projet d’envergure en cours est le salon du livre de l’association, qui aura lieu à Captieux (33), le dimanche 30 septembre 2018.

Mais pourquoi est-ce important de défendre l’édition indépendante ?

Nous défendons la liberté d’expression, de ton, de forme, de styles et de thèmes abordés. L’édition indépendante a cette extrême richesse de compter des auteurs qui abordent des sujets tabous, ou qui mélangent les styles, ou encore qui publient des textes courts, mais efficaces. Tant de choses que l’on ne trouve pas dans l’édition traditionnelle. On comprendra pourquoi, le but d’une maison d’édition, c’est de faire de l’argent, et c’est normal, c’est le principe d’une entreprise. Le but d’un auteur, avant tout, c’est d’être lu. De transmettre des idées.

Alors, il est évident qu’une rémunération pour ce travail est normal, mais en tout cas c’est mon cas, je ne cherche pas le bénéfice à tout prix. (Bon, si vous êtes des millions de lecteurs à acheter mes romans, ça me va bien aussi, ne nous mentons pas non plus, mais je ne sacrifierai pas mes histoires et mon style, pour correspondre au plus grand nombre, pour être « bancable »).

Et alors, ce salon du livre ?

Il se tiendra donc le dimanche 30 septembre 2018 à Captieux, en Gironde au centre culturel de la commune (principalement). Le but est d’y réunir de nombreux auteurs, indépendants et hybrides, ainsi que des acteurs du monde du livre (illustrateurs, correcteurs, graphistes, influenceurs…), et d’organiser un évènement dynamique et plein de surprises.

Ce que je peux vous dire, pour en discuter un peu avec les auteurs qui seront présents, et les organisatrices, c’est qu’on ne risque pas de s’ennuyer. Les filles ont mis une énergie et une passion dans les préparatifs de cet évènement, que je suis persuadé qu’il s’agira d’une première édition de légende, qui préparera de nombreux autres.

Voilà donc le programme de cette journée déjà mémorable :

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Qui y trouverais-je ? Me direz-vous.

AUTEURS:

Hilda Alonso, Loli Artésia, Erika Boyer, Frany Jane Cavalier, Agnès de Cize, Brigitte Hue-Pilette, Chris Red, Attila Valpinson, Alain Poirrier, Jaqueline Laforgue, Daniel Lamarque, Tia Wolf, Christian Cetois, Laurent Rétoret, Clarisse Dalle, Yannick Giammona, Gilles Battistuta, Flore Alevin, Shanna Kieers, Camille Despin, Cécile Soler et moi-même.

Illustrateurs, Blogueurs, Associations, Entreprises :

G!, Bookélis, A4PM, Des Livres et Moi et L’arbre à papier, Space Bubble, Cécile Brunet…

Si parmi vous se trouvent des curieux, je me ferai également la voie de Book on Demand, la plateforme d’auto-édition par laquelle je passe pour trois de mes ouvrages, ainsi que du site participatif, Les Indéchaînés.

Alors, ça vous tente ?

Vous pourrez donc me retrouver sur place, en dédicaces, en table ronde, ou pour une lecture. Je serai présent avec mes 4 romans publiés, à savoir : Éden, InLife, Murmures et Indomptables.

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N’hésitez pas à venir nous y rejoindre, vous avez 10 jours pour vous organiser et venir partager ce moment d’anthologie, sous le signe de la littérature, de l’Indépendance, et de la bonne humeur.

Sur ce, je vous souhaite une merveilleuse journée, et à très vite 😉

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Écriture : le travail en amont.

Salut à tous, et merci à ceux qui me suivent et s’intéressent à ce que je peux avoir à raconter.

Suite à un petit sondage que j’ai fait sur Twitter, certains d’entre vous ont exprimés la volonté que je parle un peu de ma vie d’auteur. J’ai donc décidé de dédier mon premier article du genre, au travail en amont qu’un écrivain fait pour préparer son futur chef d’œuvre.

J’ai déjà évoqué ce sujet dans un article pour le site des Indéchaînés, que vous pouvez trouver en suivant CE LIEN, mais je vais tenter de développer un peu, en partageant mon expérience personnelle.

J’ai, depuis une quinzaine d’années, commencé à écrire. Et cette idée m’est venue, en lisant beaucoup, et particulièrement en découvrant les mythes grecs. J’ai développé une passion pour l’Histoire, et surtout pour les légendes qui la ponctuent. Lorsque l’on fouille un peu ce sujet, on remarque qu’elle sont partie intégrantes des civilisations. Les légendes transmettent des messages, des métaphores qui visent à donner des leçons de vie. J’ai été tout de suite fasciné de la capacité de l’être humain à imaginer l’inimaginable. Rendez-vous compte. La majorité de ces mythes millénaires ont été transmis oralement, avant d’être retranscrits pour venir jusqu’à nous. Comment, alors que rien ne pouvait nourrir leur imagination (et oui, à l’époque il n’y avait pas de télévision ni d’internet…), parvenaient-ils à fantasmer ces dieux et ces monstres ?

Je suis donc parti du principe, que ces légendes, étaient le reflet d’une réalité de l’époque. Que ces choses avaient, d’une manière ou d’une autre, existé. Vous allez vous dire que je suis un peu fou, mais n’est-ce pas la base pour être auteur ? ^^

J’ai donc plongé dans les textes, réunis des idées, fouillé le passé en quête de cette Histoire Secrète. Éden est né de cette recherche, ainsi que les nouvelles qui ont suivi.

Je suis en plein travail sur un futur roman historique : Jolly Roger. Ce roman débute en 1701 et se déroule sur la décennie qui va suivre. J’ai dû et je dois encore plonger dans de nombreuses archives, des descriptions d’auteurs de l’époque, pour rendre le décor viable. Là où, dans un roman fantasy, la seule limite est l’imagination, la recherche et le soin du détail, servent à donner vie à une époque précise.

Vous imaginez bien le temps que de telles recherches peuvent prendre… Je me suis vu passer trois jours de lecture, de prise de notes, de recoupements, pour décrire Saint-Malo en 1701. Cela ne sert de décor qu’à mon premier chapitre… Le chemin est donc long pour arriver au bout de mon aventure.

Pour écrire Indomptables, j’ai parcouru de nombreux sites de psychologie, mais aussi interrogé des personnes sur leurs façons de vivre, sur leurs valeurs et sur leur vision de ce qu’est l’Amour. Pour le coup, j’ai complètement changé de style de recherches, puisqu’il s’agissait là de développer une histoire qui évoque les prémisses du Polyamour. Le Polyquoi ? Et bien justement, pour savoir, il faut rechercher, écouter, vivre parfois des expériences qui nourrissent l’imagination de l’auteur. Je reviendrai sûrement sur ce sujet passionnant dans un prochain article, parce qu’il y a tant à en dire.

Je pense sincèrement que c’est une des parties les plus intéressantes de l’écriture d’un roman. Cela demande une soif de culture inaltérable, de la patience et du temps. Une fois toutes ces recherches effectuées, je peux enfin me lancer dans la rédaction.

Voilà voilà pour mon petit témoignage du jour. Je vais aller me replonger dans une revue de 1988 qui traite de Basse-Terre au XVIIIème siècle… Oui, vous avez compris, la deuxième partie de Jolly Roger débutera en Guadeloupe… J’ai hâte de pouvoir vous en dire plus.

Je vous souhaite une belle journée, sous le signe de la curiosité.

Bien à vous